La petite enfance, « la clé » de la vitalité du français

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« Il faut investir là [dans la petite enfance] », a commenté mardi Denis Vaillancourt, le président de l'AFO, lors de sa comparution devant le comité des langues officielles des Communes.

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Paul Gaboury
Le Droit

Après le commissaire fédéral aux langues officielles Graham Fraser, plusieurs voix s'élèvent pour affirmer que les services offerts à la petite enfance doivent être reconnus comme un enjeu majeur pour assurer la vitalité des communautés francophones en situation minoritaire.

« La petite enfance, c'est la clé. C'est souvent là que commence l'assimilation. Il faut donc investir là », a commenté Denis Vaillancourt, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), lors de sa comparution mardi devant le comité des langues officielles de la Chambre des communes.

Si l'enjeu de la petite enfance relève des provinces, M. Vaillancourt estime qu'en ne donnant pas accès à des services en français à la petite enfance, il devient plus difficile plus tard de retenir les jeunes dans les écoles primaires et secondaires francophones.  

Lundi, le commissaire Fraser avait insisté lui aussi sur l'importance du continuum de l'éducation en français, qui doit aussi inclure la petite enfance jusqu'au postsecondaire. 

« Avec l'article 23, on reconnaît le droit à nos écoles. Si on rate l'occasion d'adopter des politiques publiques pour aider la petite enfance, on enlève un droit constitutionnel par la porte arrière », a fait valoir M. Vaillancourt.  

Les listes d'attente pour des services de garde en français débordent dans presque toutes les communautés francophones au pays et une grande majorité de parents doivent placer leurs enfants dans des services de garde en anglais, contribuant à la « dévitalité » des francophones au pays, a rappelé Véronique Legault, présidente de la Commission nationale des parents francophones (CNPF).

« Le fait qu'il n'y a pas eu de financement de la part du gouvernement fédéral pour la petite enfance dans les dernières années a grandement désavantagé les parents et les familles qui auraient aimé inscrire leurs enfants dans des garderies francophones », a indiqué la présidente de la CNPF en réaction au rapport Fraser.

Le commissaire Fraser a rappelé lundi qu'il avait des pouvoirs limités et qu'il ne pouvait intervenir directement auprès des provinces dans le dossier de la petite enfance. Mais Ottawa peut se servir du plan d'action pour les inciter à agir.

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