Capitale bilingue: Denis Paradis prend le relais de Mauril

Faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue ne nécessiterait... (Christophe Boisseau-Dion, Archives La Voix de l'Est)

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Faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue ne nécessiterait aucun changement aux lois fédérales, souligne le libéral Denis Paradis.

Christophe Boisseau-Dion, Archives La Voix de l'Est

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La Presse Canadienne

Pour le député libéral Denis Paradis, c'est une évidence : le Canada est un pays bilingue alors sa capitale nationale devrait l'être aussi.

M. Paradis a dit avoir eu envie d'aborder cette question avec le comité cet automne en partie parce que la proposition a longtemps été défendue par le député libéral d'Ottawa-Vanier, feu Mauril Bélanger, décédé cet été après s'être battu contre la sclérose latérale amyotrophique.

« Je pense que ce serait une bonne chose qu'Ottawa montre qu'il y a deux langues officielles au pays », a déclaré le député de Brome-Missisquoi, dans les Cantons-de-l'Est, lors d'une récente entrevue.

C'est pour cette raison qu'il aimerait discuter de l'idée avec ses collègues du comité permanent des langues officielles de la Chambre des Communes, dont il est le président, lorsque les députés retourneront au Parlement la semaine prochaine.

La possibilité de faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue - un projet qui, selon Denis Paradis, ne nécessiterait aucun changement aux lois fédérales - a souvent été évoquée au cours des dernières décennies.

Elle a provoqué des débats passionnés entre ceux qui souhaitent que les droits de la minorité francophone de la capitale nationale soient mieux protégés et ceux qui craignent que cette mesure ne soit trop dispendieuse et ne limite davantage l'accès au marché de l'emploi dans une ville où le bilinguisme est déjà une compétence fréquemment exigée.

Depuis 2001, la Ville d'Ottawa possède une politique en matière de bilinguisme qui reconnaît aux francophones et aux anglophones les mêmes droits et privilèges.

C'est la raison pour laquelle le maire de la capitale fédérale, Jim Watson, refuse de changer officiellement le statut de la municipalité, faisant valoir qu'elle est déjà bilingue dans les faits.

Un groupe baptisé le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue milite pour que le conseil municipal d'Ottawa demande à l'Assemblée législative de l'Ontario de changer la Loi sur la ville d'Ottawa afin qu'elle reconnaisse le caractère bilingue et le statut de capitale nationale de la Ville, ce qui reviendrait d'après lui essentiellement à enchâsser cet aspect dans la loi.

Le député néo-démocrate François Choquette, le vice-président du comité permanent des langues officielles, a affirmé qu'il soutiendrait les démarches de Denis Paradis. Il aimerait toutefois avoir l'opinion de la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, qui est aussi responsable des langues officielles, sur cette question.

« C'est elle qui devrait mener les efforts pour faire d'Ottawa une ville bilingue », a-t-il indiqué.

Mme Joly a toutefois décidé de ne pas s'en mêler, son bureau ayant déclaré jeudi que toutes les décisions concernant le bilinguisme d'Ottawa revenaient au conseil municipal et au gouvernement ontarien.

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