Enseignement du français langue première: changements majeurs réclamés

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Selon le directeur général de la FNCSF,  Roger Paul, «le protocole actuel ne tient pas compte de la région des conseils scolaires et des communautés.»

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Paul Gaboury
Le Droit

Un front commun formé de parents, de conseils scolaires et des communautés francophones en situation minoritaire réclame un nouveau modèle de répartition et de reddition de comptes des fonds fédéraux attribués pour l'enseignement du français langue première, afin qu'il respecte davantage leur droit de gérer leurs écoles.

La Commission nationale des parents francophones (CNPF), la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), et la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF) demandent au ministère du Patrimoine canadien des changements au modèle en place, en prévision de la signature du prochain Protocole d'entente pour l'enseignement de la minorité et de la langue seconde. Ils ont présenté un mémoire d'une cinquantaine de pages appuyant leur cause.

Le modèle en place depuis 1970 présente des « lacunes historiques » qui ont déjà fait l'objet d'études et de rapports et qui ont été portés à l'attention du gouvernement à plusieurs reprises, sans qu'il n'y ait eu de changement.

« Le protocole actuel ne tient pas compte de la région des conseils scolaires et des communautés. Avec l'article 23 et l'arrêt Mahé, nous avons les assises juridiques pour gérer nos conseils scolaires, et chaque fois, les provinces tiennent des pseudo consultations qui briment nos droits et cela ne peut plus durer », a indiqué en entrevue au Droit, Roger Paul, directeur général de la FNCSF.

Dans le cadre de la Feuille de route sur les langues officielles, le gouvernement fédéral verse aux provinces et territoires la somme de 750 millions $ sur cinq ans pour les frais supplémentaires de l'enseignement du français langue première. Le front commun déplore que l'argent soit parfois transféré pour payer des programmes d'immersion ou pour les coûts essentiels de l'enseignement en français. « Même une personne très savante ne réussira pas à savoir où est allé l'argent donné par Patrimoine canadien », a expliqué M. Paul.

Selon le front commun, les fonds fédéraux devraient être utilisés pour couvrir les frais supplémentaires de l'enseignement pour aider notamment « à la construction de l'identitaire », en mettant l'accent sur la spécificité francophone, notamment par l'embauche d'animateurs culturels ou d'agents communautaires, des programmes de francisation pour les jeunes ayants droit, ou pour des programmes préscolaires dès l'âge de 3 ans.

Les trois organismes demandent l'adoption d'un Protocole additionnel tripartite, à temps pour l'entrée en vigueur en 2018 du prochain plan pluriannuel sur les langues officielles.

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