Avenir incertain pour la Maison de la francophonie

Le projet de la Maison de la francophonie d'Ottawa à l'ancienne école Grant,... (Martin Roy, LeDroit)

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Martin Roy, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Le projet de la Maison de la francophonie d'Ottawa à l'ancienne école Grant, dans l'ouest de la ville, est en péril.

Les travaux de rénovation du vieil immeuble sont suspendus depuis la mi-mai.

Une présence d'amiante plus importante que prévu et des travaux de réhabilitation plus gros qu'anticipés sur les éléments structuraux de l'édifice font en sorte que les coûts initiaux de 4 millions $ pour restaurer le bâtiment du chemin Richmond ont doublé. 

« Quand il y a de l'amiante, le projet de construction arrête, essentiellement. Les experts viennent afin d'enlever la matière de façon très rigoureuse, très scientifique. Ça a causé beaucoup de délais et ça a augmenté les coûts », a expliqué le président du conseil d'administration de la Coopérative multiservice francophone de l'ouest d'Ottawa, Ronald Bisson, vendredi.

La construction d'un ascenseur pour l'immeuble de trois étages a aussi causé des maux de tête en raison des difficultés rencontrées avec la fondation de l'édifice.

« Tout cela occasionne des coûts additionnels que nous devons absorber. Nos prévisions financières originales n'ont donc pas suffi », a continué M. Bisson.

La Maison de la francophonie d'Ottawa avait déjà reçu 4 millions $ du gouvernement de l'Ontario pour la rénovation de l'immeuble presque centenaire. Il manque donc quatre autres millions pour continuer les travaux. Les promoteurs du projet ont donc cogné aux portes des gouvernements provincial et fédéral afin d'obtenir l'aide financière additionnelle. Ils attendent une réponse.

« C'est un très beau site qui a beaucoup d'avenir pour nous. C'est clair. C'est pour ça qu'on continue nos démarches », a indiqué M. Bisson.

« C'est un site magnifique. Tout le monde qui le visite constate que c'est un excellent endroit pour un centre pour la communauté, comme celui qu'on veut créer. »

Le refus de l'Agence du revenu du Canada d'accorder à la Maison un numéro de bienfaisance pour amasser des dons pour financer les travaux s'est en outre avéré un pavé dans la mare des promoteurs.

Parmi les locataires ayant démontré un intérêt pour s'installer dans la Maison, il y a notamment la Coopérative Ami Jeunesse, les conseils scolaires francophones publiques et catholiques ainsi que des organisations communautaires du secteur des sports et loisirs.

Si le projet devait être annulé, le site sera redonné à la Ville d'Ottawa.

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