Rêver de rendre le monde meilleur

Cette semaine, l'Université de Montréal accueille une quarantaine de jeunes des... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Cette semaine, l'Université de Montréal accueille une quarantaine de jeunes des quatre coins des Amériques - y compris d'Ottawa. La récipiendaire du Prix de la francophonie de l'Ontario 2015, Rym Ben Berrah, participe cette semaine au cinquième Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques aux côtés d'autres leaders qui, comme elle, partagent un rêve: « faire du monde une meilleure place. »

En 2014, l'étudiante au collège La Cité a passé quelques jours à Toronto pour participer au tout premier Parlement francophone des jeunes des Amériques. « Vraiment, ça a changé ma vie », lance sans hésitation Rym Ben Berrah.

« Ça m'a donné une vision internationale de ce que c'est la justice et la politique. Rencontrer des jeunes de partout au monde qui essaient de faire une différence et entendre leurs réalités, ça n'a fait que me motiver pour en faire davantage. »

En faire davantage: voilà qui résume bien les deux dernières années de sa vie. La jeune femme de 25 ans s'est fait élire comme coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien et s'est impliquée comme étudiante gouverneure au conseil d'administration de La Cité, où elle a changé de programme pour se diriger en relations publiques. Après avoir reçu son Prix de la francophonie des mains de l'ex-procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, elle a participé à nombre de panels et conférences, dont One Young World en Thaïlande, et a été choisie pour intégrer un groupe de travail qui écrira un manuel de recommandations pour que l'Ontario atteigne sa cible d'immigration francophone. 

« Et pourquoi pas la dépasser! » s'exclame la Franco-Ontarienne elle-même débarquée de l'Afrique du Nord à l'âge de 15 ans.

Cette semaine, Rym Ben Berrah et ses collègues auront droit chaque jour à un atelier ou à une conférence avec des gens qui ont mis le militantisme au coeur de leur vie. 

Son activité préférée, sans aucun doute, est la conférence de jeudi par Christiane Taubira, l'ex-ministre française de la Justice.

Pendant tout le Forum, il sera question de parité, un peu; de jeunesse, beaucoup; de francophonie, passionnément. « On est tous différents, on vient de pays, de milieux sociaux différents, mais on a tous choisi et de vivre et de militer en français. Moi, je suis arabe, musulmane, je suis immigrante au Canada français, mais j'ai pris la décision de m'impliquer dans la francophonie en Ontario, parce que l'avenir du français dans ce pays, c'est quelque chose qui me tient à coeur. Donc pour moi, la francophonie, c'est non seulement une identité, mais aussi une lutte au quotidien. Quand tu te lèves le matin et tu te dis 'Aujourd'hui je vais vivre en français', c'est une revendication politique. »

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