Lacunes dans les services bilingues au Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue du Canada.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick déplore qu'après près de 50 ans de bilinguisme officiel dans cette province, la prestation de services bilingues « de première ligne » par les ministères et organismes gouvernementaux comporte encore d'importantes lacunes.

Dans son rapport déposé mardi, Katherine d'Entremont révèle notamment que lors de vérifications menées par son bureau, il n'y a eu aucun échec dans l'obtention d'un service en anglais dans les sept régions de cette seule province officiellement bilingue au pays. Par contre, il y a eu des échecs en français dans quatre régions - le taux le plus élevé ayant atteint 18,2 %.

Mme d'Entremont a aussi relevé dans les bureaux du gouvernement qu'en moyenne, les employés ont salué dans les deux langues officielles moins d'une fois sur cinq les vérificateurs. La commissaire soutient que l'absence « d'offre active verbale » mène souvent à la prestation d'un service dans la langue choisie par l'employé.

Le fait de répondre au téléphone ou d'accueillir quelqu'un dans les deux langues officielles constitue des exemples d'« offre active ». Le citoyen peut ensuite choisir la langue de son choix.

« Après près d'un demi-siècle de bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick, on pourrait s'attendre à ce que la prestation de services bilingues soit excellente à tout point de vue partout dans la province, écrit la commissaire. Ce n'est toutefois pas le cas. »

Pour que soient assurés des services bilingues de qualité partout au Nouveau-Brunswick, Katherine d'Entremont recommande que le gouvernement révise en profondeur son Plan d'application de la Loi sur les langues officielles publié il y a un an, en juillet 2015.

Elle souligne dans son troisième rapport que le gouvernement n'a pas encore donné suite à des recommandations fondamentales formulées depuis deux ans, dont celles sur le recrutement de personnel bilingue et sur la formation en langue seconde pour les fonctionnaires.

Mme d'Entremont prévient le gouvernement que s'il poursuit dans cette voie, des citoyens pourraient devoir s'adresser aux tribunaux afin de faire respecter leurs droits linguistiques, ce qui pourrait coûter très cher à la province.

« Le Nouveau-Brunswick peut et doit se montrer à la hauteur de son statut de seule province officiellement bilingue », soutient la commissaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer