400 ans d'Ontario français: le rideau tombe sur la fête

«À l'occasion du 400e, l'Ontario français a pris... (Étienne Fortin-Gauthier, collaboration spéciale)

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«À l'occasion du 400e, l'Ontario français a pris toute sa place, notre place», a affirmé Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux affaires francophones de l'Ontario.

Étienne Fortin-Gauthier, collaboration spéciale

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Étienne Fortin-Gauthier

Collaboration spéciale

Le Droit

(Penetanguishene) Les célébrations des quatre siècles de présence francophone en Ontario se sont terminées vendredi à Penetanguishene, là même où Samuel de Champlain a d'abord posé le pied. Le gouvernement ontarien dit avoir atteint ses objectifs avec les fêtes qui ont donné une visibilité sans précédent au fait français.

«À l'occasion du 400e, l'Ontario français a pris toute sa place, notre place», a affirmé Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux affaires francophones de l'Ontario à l'occasion d'un grand événement de clôture qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes. 

«Ça a été une année charnière pour les francophones et les francophiles et l'aboutissement de quatre siècles de courage et de persévérance dans la défense du fait français», a-t-elle ajouté.

Vendredi, les autochtones ont occupé une large place lors des célébrations. Les organisateurs rappellent que Champlain entretenait avec eux une relation d'échange et de collaboration. Une grande danse de l'amitié mettant en vedette la ministre Meilleur, le consul français et des intervenants amérindiens a d'ailleurs illustré cette belle entente.

Un message au Québec

Les dirigeants gouvernementaux ontariens espèrent que le 400e aura permis aux Québécois de découvrir qu'il est possible d'être reçu en français dans certaines régions de l'Ontario et de réaliser que l'histoire de l'Amérique française peut aussi être découverte en sol ontarien.

Cette année de célébration aura donné une visibilité inédite à l'Ontario français, selon la ministre déléguée aux affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur. «Ça a été au-delà de mes rêves. Des francophones de partout dans le monde ont appris qu'ils ont des cousins franco-ontariens dont ils ne connaissaient même pas l'existence!», souligne-t-elle.

«On s'en est aperçu lorsque la délégation ontarienne est venue. Nous avons trouvé qu'elle faisait un travail remarquable pour la francophone, extrêmement sincère. Nous avons été touchés de voir à quel point la francophonie peut autant briller dans une province majoritairement anglophone», a souligné Nathalie Oléon-Papin, l'adjointe au maire de Honfleur, ville d'où est parti l'explorateur Samuel de Champlain pour se rendre en Amérique en 1615. Elle n'en revient pas qu'une population francophone puisse réussir à prospérer autant, malgré sa situation minoritaire.

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