Les francos hors Québec «doublement minoritaires» sur Internet

Les communautés francophones qui éprouvent des problèmes d'accès, de coût ou de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les communautés francophones qui éprouvent des problèmes d'accès, de coût ou de capacité reliés à Internet haute vitesse se retrouvent «doublement» minoritaires tant sur le plan culturel que scolaire, a plaidé mardi la FCFA lors des audiences du CRTC sur les services de télécommunication de base.

«Parlez-en aux enseignants de l'école boréale de Hay River, qui tentent d'enseigner à l'ère du 21e siècle avec la connectivité du 20e. Ou encore à une Acadienne de l'Isle-Madame qui aimerait bien suivre des cours à distance à l'Université Sainte-Anne, mais ne parvient pas à ouvrir la plateforme en ligne», a expliqué la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA), Sylviane Lanthier, lors d'une présentation par vidéoconférence.

C'était la première fois que la FCFA intervenait auprès du CRTC sur un enjeu lié aux télécommunications. Mais l'accès Internet haute vitesse (ou large bande) est essentiel pour permettre aux communautés francophones de vivre en français, tant sur le plan culturel, de l'éducation et aussi pour mettre un frein à l'exode des jeunes ou attiré des immigrants francophones, a-t-on expliqué.

«Une bonne connexion Internet à large bande est la condition de succès à l'éducation à distance offerte par plusieurs établissements postsecondaires. De plus, elle permet aux écoles d'enseigner avec l'appui d'outils virtuels et d'applications éducatives en français. Dans les conseils scolaires qui couvrent un grand territoire, Skype permet de briser l'isolement entre le personnel de différentes écoles», a expliqué la présidente Lanthier.

L'accès limité à Internet haute vitesse est aussi un facteur d'exode des jeunes de quitter les communautés francophones en milieu rural pour s'établir ailleurs. 

«En étudiant la carte de la couverture de services du CRTC, on peut voir un lien entre les régions mal desservies ou non desservies, et certaines communautés qui connaissent un haut taux d'exode des jeunes, comme à Cochrane, en Ontario, et diverses communautés des Maritimes», a expliqué Mme Lanthier.

Le coût élevé des forfaits et les frais de dépassement de coût sont aussi un problème dans plusieurs régions comme le nord de l'Alberta ou le Yukon, destination prisée par les immigrants d'expression française. Un accès convenable à haute vitesse est «un facteur de rétention et de croissance démographique», selon la FCFA.

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