Impératif français lance des fleurs... et des pots

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, entouré des... (Martin Roy, LeDroit)

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Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, entouré des co-récipiendaires du Prix Impératif français, Pierre Demers et Steven Guilbeault.

Martin Roy, LeDroit

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Impératif français a remis ses prix annuels, dimanche matin, pour féliciter ceux qui ont fait avancer la francophonie au Canada. Fidèle à ses habitudes, l'organisme de défense du français a également profité de son déjeuner-causerie pour dénoncer ceux qui n'ont pas été les plus grands amis de la langue française dans la dernière année.

Steven Guilbeault d'Équiterre, conférencier invité dimanche matin, est co-récipiendaire du Prix Impératif français pour sa défense des enjeux écologiques au sein d'un organisme francophone. «Il fait preuve d'un respect de la promotion d'un environnement culturel fort», explique le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault.

Le Prix Impératif français a également été attribué au physicien Pierre Demers, toujours impliqué - malgré ses 101 ans - dans la promotion de l'usage du français dans le monde académique. Dans un milieu où l'anglais domine partout dans le monde, M. Perreault estime que le chercheur est «un exemple à suivre» pour les universitaires francophones au Canada.

Dimanche, le prix d'excellence Lyse-Daniels a été offert à l'animatrice radio Danièle Grenier, Benoit Paré - auteur, historien et politicien de Fort-Coulonge -, la revue Relations, la Nouvelle Scène et la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador.

Les prix Citrons

Comme Spotlight aux Oscars - ou plutôt, comme Cinquante nuances de Grey aux Razzies -, le gouvernement fédéral ressort grand «gagnant» de cette édition des prix Citron d'Impératif français.

La décision de nommer George Furey, un unilingue anglophone, comme président du Sénat, l'accès difficile aux services en français à l'aéroport d'Ottawa et le recours à des logiciels de traduction automatisé dans la fonction publique ont été «récompensés».

«Il y a des nouveaux sénateurs qui ne parlent pas français. Des ministres, des hauts fonctionnaires et des attachés politiques aussi. La très grande majorité de ce qui se crée dans la fonction publique canadienne se crée en anglais. [...] On aura désormais recours à des logiciels de traduction, qu'on sait inexacts, pour servir la francophonie», affirme Jean-Paul Perreault pour dénoncer la décision du Bureau de la traduction.

Impératif français sert également des blâmes à l'entreprise Agropur qui recrute des cadres unilingues anglophones, au Amnesia Rockfest qui programme des artistes anglophones internationaux le soir de la Saint-Jean-Baptiste, ainsi que la Ligue nationale de hockey qui interdit aux arbitres francophones d'annoncer leurs décisions en français au Centre Bell.

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