La FCFA se réjouit du retour d'un programme pour l'immigration francophone

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Selon Sylvianne Lanthier, il s'agissait du seul outil fait sur mesure pour permettre aux communautés francophones d'atteindre des résultats significatifs pour recruter des immigrants d'expression française.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le nouveau volet, qui sera mis en place à compter du 1er juin, vise à attirer des travailleurs qualifiés francophones et à les encourager à s'établir dans les collectivités à l'extérieur du Québec.

«Les employeurs n'auront plus à faire le processus d'étude d'impact sur le marché du travail quand ils embauchent des travailleurs francophones étrangers pour certaines catégories d'emploi. C'est exactement ce que faisait le programme Avantage significatif francophone», a expliqué Sylviane Lanthier, présidente de la FCFA.

L'élimination de ce programme par le gouvernement Harper avait fait l'objet d'une plainte auprès du commissaire aux langues officielles, et d'un recours judiciaire de la part de la FCFA.

Selon Mme Lanthier, il s'agissait du seul outil fait sur mesure pour permettre aux communautés francophones d'atteindre des résultats significatifs pour recruter des immigrants d'expression française.

Depuis sa disparition, plusieurs travailleurs temporaires ont eu et continuent d'avoir des problèmes considérables à rester au pays.

«Des communautés entières ont été déstabilisées», a rappelé Mme Lanthier, qui a encouragé le gouvernement libéral à envisager des «mesures de réparation».

La présidente du Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE) de l'Ontario, Nathalie Grenier, a qualifié ce nouveau programme d'«avancée significative» pour les employeurs qui transigent quotidiennement avec le programme d'immigration économique La Bonne affaire.

«Le fait d'éliminer le processus d'étude d'impact sur le marché du travail simplifie les démarches administratives», a indiqué Mme Grenier. 

En plus d'accélérer l'arrivée d'une main-d'oeuvre francophone qualifiée pour répondre adéquatement aux besoins des employeurs, il s'agit d'un mécanisme efficace pour pallier au manque actuel de professionnels francophones sur le marché de l'emploi ontarien. 

«Ce programme démontre la volonté politique du gouvernement fédéral d'obtenir, d'ici 2018, au moins 4% de tous les immigrants économiques dans nos communautés francophones.

Une excellente nouvelle qui donne également un coup de pouce au gouvernement provincial avec son objectif de 5% d'immigration francophone», a rappelé la présidente du RDÉE Ontario.

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