Prix Bernard-Grandmaître: la soirée Mauril Bélanger

  • Ému, le député Mauril Bélanger a remercié la communauté franco-ontarienne de son support en recevant le prix Bernard-Grandmaître. (Etienne Ranger, LeDroit)

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    Ému, le député Mauril Bélanger a remercié la communauté franco-ontarienne de son support en recevant le prix Bernard-Grandmaître.

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  • François Baril, récipiendaire du Laurier Claudette-Boyer du citoyen de l'année (Etienne Ranger, LeDroit)

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    François Baril, récipiendaire du Laurier Claudette-Boyer du citoyen de l'année

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  • Chantal Larivière, récipiendaire du Laurier de l'intervenante en éducation de l'année (Etienne Ranger, LeDroit)

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    Chantal Larivière, récipiendaire du Laurier de l'intervenante en éducation de l'année

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  • John Mark Keyes, récipiendaire du Laurier du francophile de l'année (Etienne Ranger, LeDroit)

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    John Mark Keyes, récipiendaire du Laurier du francophile de l'année

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  • Yvette Yende-Ashiri, récipiendaire du Laurier du nouvel arrivant de l'année (Etienne Ranger, LeDroit)

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    Yvette Yende-Ashiri, récipiendaire du Laurier du nouvel arrivant de l'année

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  • Dorine Drolet (pour le Muséoparc Vanier, récipiendaire du Laurier de l'organisme de l'année) (Etienne Ranger, LeDroit)

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    Dorine Drolet (pour le Muséoparc Vanier, récipiendaire du Laurier de l'organisme de l'année)

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  • William Burton, récipiendaire du Laurier jeunesse (Etienne Ranger, LeDroit)

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    William Burton, récipiendaire du Laurier jeunesse

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C'était sans contredit la soirée de Mauril Bélanger, jeudi, au gala des prix Bernard-Grandmaître.

Récipiendaire du prestigieux prix, il n'a pas laissé la maladie le retenir et s'est assuré de faire sentir sa présence tout au long de la soirée.

Le jury indépendant mis sur pied par l'ACFO d'Ottawa a pris la décision qui s'imposait en remettant le prix phare du gala des prix Bernard-Grandmaître, remis chaque année à une personne qui fait preuve de dévouement, de persévérance et d'engagement à l'égard de l'avancement de la collectivité francophone d'Ottawa.

Élu à la Chambre des communes depuis 1995, Mauril Bélanger a reçu une bien mauvaise nouvelle en novembre dernier. À peine réélu, il éprouve de plus en plus de difficulté à parler. Un médecin lui diagnostique alors une sclérose latérale amyotrophique - mieux connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig - une maladie dégénérative incurable.

Même s'il n'était pas seul en lice pour le prix - le professeur de droit civil, Pierre Foucher, était l'autre finaliste - personne n'a été surpris en entendant Bernard Grandmaître dévoiler le nom du gagnant. Depuis le début de la soirée, plusieurs chuchotaient que Mauril Bélanger devait être choisi. Ça n'a pas empêché les gens de la salle de se lever d'un bond et d'applaudir à tout rompre une fois que l'inévitable a été confirmé.

C'était sans contredit la soirée de Mauril Bélanger,... (Infographie LeDroit) - image 2.0

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À l'aide d'un appareil électronique qui récite ses discours pour lui, Mauril Bélanger a remercié la communauté franco-ontarienne de son support. «Je suis très touché de cette importante marque de reconnaissance qui vient souligner une importante partie de ma vie.»

Le député, visiblement affaibli par la maladie, a eu besoin d'aide pour monter sur scène et s'avancer vers le podium. Preuve de sa détermination, il s'y est toutefois rendu à trois reprises au courant de la soirée: pour recevoir le prix Bernard-Grandmaître, pour présenter les gagnants de la bourse Jean-Robert Gauthier et pour prononcer le traditionnel «toast de la francophonie».

«Il l'avait fait l'an passé et il tenait à le faire à nouveau cette année», explique la directrice générale de l'ACFO d'Ottawa, Isabelle Miron.

Mauril Bélanger, même s'il éprouve de la difficulté à parler, a démontré qu'il arrive toujours à se faire entendre. Il a provoqué des applaudissements soutenus lorsqu'il a indiqué, durant le «toast de la francophonie» qu'il s'agirait d'un problème si la Ville d'Ottawa n'était pas officiellement bilingue en 2017, pour le 150e anniversaire de la Confédération.

«Mon souhait est que le conseil municipal s'entende que l'actuelle politique du bilinguisme soit enchâssée dans la loi sur la Ville d'Ottawa», exprimant du même coup son appui à la démarche proposée par le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue, en janvier.

En aucun temps, durant ses trois discours, le député n'a mentionné la maladie qui l'afflige depuis l'automne. Une chose est certaine, s'il s'agit de sa dernière participation au gala, il aura laissé un souvenir indélébile de sa détermination et de son courage.

Des prix Laurier à des Ontariens d'exception

En plus du prix Bernard-Grandmaître, l'ACFO d'Ottawa a remis six prix Laurier à des citoyens et des organismes qui contribuent à faire avancer la francophonie ontarienne, jeudi soir.

Le président de l'Association des juristes d'expression française de l'Ontario, François Baril, est le gagnant 2016 du Laurier Claudette-Boyer du citoyen de l'année. Travailleur d'arrière-scène et militant pour l'accès à la justice en français depuis plusieurs années, M. Baril a défendu, jeudi soir, l'idée d'un statut officiel pour le bilinguisme de la Ville d'Ottawa.

«Les conditions sont en train de se réunir. Il y a du travail qui se fait en coulisse, des gens qui travaillent très fort. On a un projet concret, qui a beaucoup de sérieux et qui mérite l'attention.»

Récipiendaire du Laurier de la nouvelle arrivante de l'année, Yvette Yende-Ashiri a fait honneur à sa réputation. Reconnue pour son militantisme dans la cause des droits de la femme, elle a profité de sa tribune pour souligner la situation difficile vécue par les femmes en République démocratique du Congo. Mme Yende-Ashiri a d'ailleurs dédié son prix à ces femmes qui luttent contre la violence en temps de guerre.

Apôtre de l'apprentissage par enquête, c'est l'enseignante de l'école élémentaire publique Francojeunesse, Chantal Larivière, qui est repartie avec le Laurier de l'intervenante en éducation de l'année.

Le professeur de common law à l'Université d'Ottawa, John Mark Keyes, a de son côté remporté le Laurier du francophile de l'année, devant le recteur de cette même université, Allan Rock. Le lauréat a remercié l'ACFO pour la création de ce prix. «Le Pape a récemment critiqué Donald Trump de vouloir bâtir des murs, indiquant qu'il préfère construire des ponts. Ce prix est un véritable pont.»

Organisateur du colloque sur le 400e anniversaire de présence francophone en Ontario, le Muséoparc Vanier a été récompensé du Laurier de l'organisme de l'année. La directrice générale de l'institution de l'avenue des Pères Blancs, Dorine Drolet, a souligné les efforts du conseil d'administration, des employés et des bénévoles du Muséoparc qui ont fait de cet événement une réussite.

Le Laurier de la jeunesse de l'année a été remis à William Burton pour souligner ses efforts à titre d'ambassadeur pour la communauté francophone dans son milieu scolaire. Visiblement heureux de recevoir le prix, le jeune homme s'est dit honoré de recevoir un prix d'une telle importance à un si jeune âge. «Je vais trouver une belle place», s'est exclamé le lauréat en référence au trophée qu'il venait de recevoir.

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