L'ex-commissaire aux langues officielles Victor Goldbloom est décédé

«Nous ne saurons préserver l'unité du pays en... (Robert Mailloux, Archives La Presse)

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«Nous ne saurons préserver l'unité du pays en laissant de côté cette prémisse historique: il y a au Canada deux langues officielles», disait Victor Goldbloom.

Robert Mailloux, Archives La Presse

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Paul Gaboury
Le Droit

L'ex-ministre libéral et ancien commissaire aux langues officielles, le Dr Victor Goldbloom, est décédé lundi à l'âge de 92 ans.

L'actuel commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a exprimé ses condoléances à son épouse Sheila, ses enfants et toute sa famille.

«Je suis profondément reconnaissant de l'amitié et des conseils qu'il m'a offert», a écrit le commissaire Fraser sur son compte Twitter.

Celui qui avait été le premier à détenir le portefeuille de l'Environnement au sein du gouvernement québécois, avait été nommé commissaire aux langues officielles par le premier ministre Brian Mulroney, en 1991, fonction qu'il a occupée jusqu'en 1999.

Si le Dr Goldbloom a marqué la politique québécoise, il a aussi mené deux études importantes pendant son mandat de commissaire aux langues officielles.

La première visait la disponibilité des services dans les deux langues officielles dans les bureaux désignés bilingues, qui confirmait que «beaucoup restent encore à faire en ce qui concerne le bilinguisme institutionnel au sein du gouvernement fédéral». La deuxième étude s'intéressait à la mise en oeuvre par le gouvernement de la partie VII de la Loi sur les langues officielles, dans laquelle il recommandait d'assigner le rôle de coordonnateur de l'ensemble de la politique linguistique au Bureau du Conseil privé.

À la défense de Montfort

Parfaitement bilingue, le Dr Goldbloom était intervenu en faveur de l'Hôpital Montfort, cause pour laquelle il a agi comme intervenant en cour de première instance en 1998.

Il avait donné des munitions à ceux qui insistaient sur l'importance de conserver cet hôpital pour assurer les services de santé en français dans la région de la capitale fédérale. Le Dr Goldbloom s'était référé à son expérience à titre de commissaire et à sa formation professionnelle de médecin pour faire valoir la nécessité de maintenir l'institution.

Il croyait important que le patient francophone ait la possibilité de communiquer et de se faire comprendre par le médecin traitant afin que ce dernier puisse notamment poser le bon diagnostic. De plus, il était tout aussi primordial pour la communauté franco-ontarienne de disposer d'institutions visant «à assurer sa vitalité et son épanouissement».

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