Jacques de Courville Nicol, pilier de l'Ontario français

Jacques de Courville Nicol est devenu au cours... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Jacques de Courville Nicol est devenu au cours des derniers jours le troisième récipiendaire du prix du Pilier de la francophonie, offert par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

Etienne Ranger, LeDroit

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À 74 ans, Jacques de Courville Nicol ne cherche pas à récolter les honneurs. Au cours des cinq dernières décennies, ses efforts soutenus pour assurer la pérennité du fait français en Ontario lui ont apporté accolades et reconnaissance. Aujourd'hui, le coordonnateur national du Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue (MOCOB) veut donner au suivant.

Le principal intéressé est devenu au cours des derniers jours le troisième récipiendaire du prix du Pilier de la francophonie, offert par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario. LeDroit a été invité à son domicile d'Ottawa jeudi afin d'être témoin de la remise de la distinction qui vise à honorer «les efforts et le cheminement professionnel exemplaire d'une personne à l'endroit de la communauté francophone.»

«Je suis très honoré, très heureux et très fier. Mais c'est surtout mes enfants qui seront fiers que je sois nommé un "pilier", dit-il humblement.

«À mon âge, je cherche surtout à rehausser le prestige des francophones à l'extérieur du Québec», reprend-il.

M. de Courville Nicol est peut-être né dans le quartier Outremont de Montréal, toutefois il s'est rapidement identifié à l'identité franco-ontarienne alors que la famille a déménagé à Sudbury alors qu'il était à l'école primaire.

Après ses études en droit à Ottawa, et alors qu'il avait 23 ans, le premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau le recrute afin qu'il assure la direction des langues officielles au pays.

«Je me suis promené à la grandeur du pays pour vendre le programme de Trudeau pendant 10 ans», se rappelle-t-il.

Le monde des affaires l'attire ensuite où pendant 45 ans, il fonde plusieurs compagnies dans le secteur des communications. Il a même jonglé avec l'idée d'acheter LeDroit au moment ou les pères Oblats de Marie-Immaculée, propriétaires du quotidien de la capitale nationale, cherchaient à le vendre.

C'est lui aussi qui a fondé le Regroupement des gens d'affaires de la région de la capitale nationale. Il a aussi produit des films francophones.

«J'ai travaillé exclusivement en français», dit-il fièrement.

Plus récemment, c'est toutefois sa lutte pour faire d'Ottawa une ville officiellement bilingue qui le garde actif. Il caresse toujours le rêve de voir son projet aboutir à temps pour les célébrations entourant le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017. Et déjà, plusieurs politiciens de tout horizon sont de plus en plus disposés à la francophonie en Ontario, croit-il.

«Le vent change.»

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