L'Écho d'un peuple clôt les célébrations du 400e

Le spectacle L'Écho d'un peuple, présenté depuis 2004,... (Charles-Antoine Rouyer, collaboration spéciale)

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Le spectacle L'Écho d'un peuple, présenté depuis 2004, évolue au fil des années.

Charles-Antoine Rouyer, collaboration spéciale

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Charles-Antoine Rouyer

Collaboration spéciale

Le Droit

(TORONTO) L'Écho d'un peuple, le méga-spectacle créé dans l'Est ontarien, a clôturé avec succès, samedi soir à Toronto, les célébrations du 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario.

Le spectacle constituait aussi le point d'orgue du Grand rassemblement organisé par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO). Il y a eu 412 spectateurs.

Jeunes ou vieux, du Nord, de l'Est ou du Centre, nouveaux arrivants voyant le spectacle pour la première fois ou Franco-Ontariens de naissance l'ayant déjà vu, ne tarissaient pas d'éloge. Avant le spectacle, le président de l'AFO, Denis Vaillancourt, a dressé un bilan très positif des nombreuses festivités ayant entouré le 400e. «Plus de quatre millions de Canadiennes et de Canadiens ont été sensibilisés à la présence des francophones en Ontario.»

L'Écho d'un peuple est une vaste fresque historique de la francophonie ontarienne, «depuis les Premières Nations aux derniers arrivés», intégrant chant, danse, musique et projections, rassemblant plus d'une centaine de comédiens. Le spectacle présenté depuis 2004 évolue au fil des années.

D'ailleurs l'un des 19 tableaux était présenté pour une première fois samedi soir. Pure laine, de souche et d'ici, écrit par le directeur artistique Félix Saint-Denis, reflète les défis de la diversité culturelle des francophones de Toronto. Il aborde avec humour l'intégration parfois complexe de la Franco-Torontoise venue d'Haïti Djennie Laguerre, qui incarnait son propre rôle.

À la sortie, une Torontoise venue de France il y a 17 ans confiait avoir été touchée par ce tableau qui l'avait amenée à réaliser qu'elle était elle aussi Franco-Ontarienne.

Louise, 54 ans, de Dubreuilville, au nord de Wawa, était aussi très émue. «J'ai adoré. Je n'avais pas encore vu de spectacle du 400e et c'était le dernier. Je suis arrivée en avion ce matin de Sault-Sainte-Marie. Je ne le regrette pas. J'ai comme oublié l'histoire des francophones en Ontario. On dirait que les jeunes ne réalisent pas les batailles de nos aïeuls. Ça m'a presque fait pleurer», a confié.

Une autre Torontoise, Fabienne, a «appris des choses, parce que je viens du Québec. Ça coulait bien. J'étais déçue quand ça a été fini.»

Denise, 74 ans, de Vanier, explique avoir préféré cette version torontoise. «J'avais vu le spectacle quatre fois au moins avant. Mais ça n'était pas aussi beau que ce soir. Cette fois-ci, l'histoire des Franco-Ontariens était plus complète. Et puis il y avait des vraies flammes. Et même des coups de fusil.»

Pour Hannah, 15 ans, de Toronto, «c'est la première fois que je le vois en entier. Je suis métis. J'ai adoré comment ils ont amené la culture des Premières Nations. Ça m'a rendue plus fière de ma culture.»

À ses côtés, Virginie, 17 ans, de Clarence-Rockland est aussi enthousiaste. «Je l'avais déjà vu deux fois, la version de 2h30/3h, car j'habite près de Casselman. Toutes les fois que je vois L'Écho d'un peuple, ça me donne un sentiment d'appartenance. Ça me donne des frissons, surtout la chanson à la fin.»

Enfin, un Torontois d'origine africaine confie avoir «été surpris de la qualité professionnelle, car je m'attendais à un spectacle communautaire. Il y avait même des effets spéciaux», dit Benjamin, 45 ans. «Cela m'a ouvert sur l'histoire des Franco-Ontariens. C'est vraiment une communauté qui a une vraie histoire, un enracinement. J'ai une compréhension plus globale de leur culture. J'ai été frappé par leur détermination.»

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