Les Franco-Ontariens à l'honneur à Toronto

Madeleine Meilleur a remis le Prix de la... (Charles-Antoine Rouyer, collaboration spéciale)

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Madeleine Meilleur a remis le Prix de la Francophonie ontarienne 2015 à Mariette Carrier-Fraser.

Charles-Antoine Rouyer, collaboration spéciale

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Charles-Antoine Rouyer

Collaboration spéciale

Le Droit

(TORONTO) Madeleine Meilleur, la ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, a lancé la soirée de remise des Prix de la francophonie, à Toronto vendredi soir.

«Nous clôturons ce soir les festivités du 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario», a résumé Mme Meilleur, en saluant au passage son homologue québécois, Jean-Marc Fournier, présent pour l'occasion.

«Chez nous aussi, c'est aussi chez vous», a déclaré M. Fournier, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec. «Il est temps que nous reprenions notre route ensemble», a-t-il conclu, en déclenchant les applaudissements des 420 invités debout.

Madeleine Meilleur a ensuite remis le Prix de la Francophonie ontarienne 2015 à Mariette Carrier-Fraser d'Ottawa, pour sa contribution pendant 36 ans à tous les échelons du milieu éducatif en français, notamment comme sous-ministre adjointe responsable de l'éducation en langue française. Mme Carrier-Fraser a joué un rôle déterminant dans la conception d'un projet de loi en 1999 qui a permis la création de 12 conseils scolaires francophones.

La lauréate du prix dans la catégorie Jeune francophone est l'étudiante du collège La Cité, Rym Ben Berrah, pour son implication dans l'association étudiante et le conseil d'administration de La Cité.

La Torontoise Mary Cruden, présidente de Canadian Parents for French a pour sa part reçu le prix dans la catégorie francophile.

En début de soirée, l'Assemblée de la francophonie ontarienne a également remis ses prix annuels. Le prix du pilier francophonie a été décerné à l'Ottavien Jacques De Courville-Nicol, absent lors de la soirée, notamment pour souligner son rôle en qualité de haut fonctionnaire fédéral au Sous-secrétariat des langues officielles au Conseil du Trésor.

Le prix de l'horizon franco-ontarien a été décerné à l'organisme Élargir l'espace francophone, une initiative du ministère de l'Éducation de l'Ontario qui appuie la mise en oeuvre de la Politique d'aménagement linguistique de la province, avec notamment quatre agents de liaison qui travaillent à l'élargissement de l'espace francophone ontarien. Enfin, Claudette Gleeson a reçu le prix Florent-Lalonde, pour sa contribution au rayonnement et à la transmission de la langue française et de la culture franco-ontarienne dans le Nord-Ouest. Fondatrice du Franco-Festival, elle est à présent coordonnatrice du Centre francophone de Thunder Bay.

Bon accueil pour la stratégie 2016-2025 de l'AFO

L'ébauche du plan stratégique 2016-2025 de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) a reçu un bon accueil lors de la 10e réunion annuelle de l'organisme à Toronto vendredi.

«Il n'y a pas eu de notes discordantes lors de la séance de validation de l'ébauche de notre prochain plan stratégique», a résumé Denis Vaillancourt, le président de l'AFO, à l'issue de la matinée d'ateliers. «C'est un renouvellement du plan précédent. Nous ne partons pas de zéro», précise-t-il.

Pour accoucher de cette nouvelle mouture stratégique, l'AFO a organisé dix tables rondes régionales et thématiques réunissant 160 participants; recueilli les réponses de 2 500 personnes à un sondage en ligne; reçu cinq mémoires d'organismes communautaires; et mené une douzaine d'entrevues auprès de chefs de file. Les résultats du sondage en ligne se sont avérés plutôt inattendus, confie Denis Vaillancourt. «J'ai été agréablement surpris par l'alignement entre les aspirations du leadership franco-ontarien et les militants impliqués, avec celles des citoyens franco-ontariens.»

Ainsi la plupart des Franco-Ontariens voudraient que la province devienne officiellement bilingue, aimeraient disposer d'une université franco-ontarienne, attachent beaucoup d'importance à l'immigration et à l'accueil des nouveaux arrivants et estiment qu'il faut s'occuper de la jeunesse, souligne Denis Vaillancourt.

L'échantillonnage du sondage serait particulièrement solide, selon Pierre Tomson, le responsable de l'élaboration du plan stratégique communautaire chez PGF Consultants. «Les trois quarts des réponses viennent de M. et Mme Tout-le-monde», assure M. Tomson.

Géographiquement, parmi les cinq régions identifiées, 9% des répondants résident dans le Sud-Ouest, 19% dans le Centre, 22% dans le Nord-Est, 4% dans le Nord-Ouest et 49% dans l'Est.

Démographiquement, 12% des répondants avaient 25 ans et moins; 16% de 26 à 35 ans; 60% de 30 à 65 ans et 11% avaient plus de 65 ans.

Une grande majorité des répondants est née en Ontario (58%), 18% vivaient dans la province depuis plus de 20 ans; 9% depuis 11 à 25 ans; 7% de cinq à dix ans et 8% depuis moins de cinq ans.

La version de présentation du plan stratégique devrait être disponible début 2016. L'exercice d'élaboration du document a coûté près de 100 000$, incluant les frais de conseillers, la tenue des rencontres régionales et les frais associés à la journée de vendredi à Toronto.

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