Le point d'orgue du 400e approche

L'Ontario revendique une pleine reconnaissance de l'Organisation internationale... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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L'Ontario revendique une pleine reconnaissance de l'Organisation internationale de la francophonie depuis une dizaine d'années, rappelle le président de l'AFO, Denis Vaillancourt.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Les célébrations des 400 ans de présence francophone en Ontario atteindront leur apogée au cours des prochains jours à Toronto.

Le Grand rassemblement de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) se met en branle dès maintenant et propose une foule d'activités jusqu'à samedi. «Il s'agit de la dernière véritable expression du 400e», souligne Denis Vaillancourt, président de l'AFO.

En ouverture, un débat sur la place de la francophonie ontarienne au sein de la francophonie internationale permettra de discuter de divers enjeux. Ce coup de départ s'effectuera notamment en présence de l'ambassadeur de la France au Canada, Nicolas Chapuis, ainsi que de l'ex-présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, Marie-France Kenny.

«L'élection du premier ministre désigné Justin Trudeau (et son effet sur la francophonie) de même que la place de l'Ontario au sein de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) risquent de faire partie des discussions lors de ce forum», admet M. Vaillancourt.

Dans notre édition de mercredi, le président de l'AFO notait justement que l'arrivée en scène de M. Trudeau à la tête du pays «changeait le ton» à l'endroit des francophones en situation minoritaire. À son avis, un climat «d'espoir» remplace celui de la «peur» prônée par le gouvernement Harper, faisant en sorte que des décisions au bénéfice des communautés francophones - et non à leur insu - devraient être plus communes.

L'Ontario revendique aussi une pleine reconnaissance de l'OIF depuis une dizaine d'années à titre de «gouvernement participant» plutôt qu'être un simple observateur. Un appui du fédéral aurait facilité leur processus d'adhésion. Cette recommandation est toujours attendue.

«Le gouvernement précédent n'a jamais partagé notre enthousiasme. Nous espérons que la demande de l'Ontario sera mieux accueillie avec le nouveau gouvernement», soutient M. Vaillancourt.

En plus de ce forum, l'AFO entend réviser son plan stratégique communautaire, créé en 2011, afin de préciser davantage les aspirations des Franco-Ontariens. Ce document traite entre autres de culture, de langue, de droits et d'espaces francophones.

Pour ce faire, l'organisme a sondé quelque 2500 personnes au préalable «pour déterminer leurs souhaits et leur vision de l'avenir.»

«Nous voulons que le plan soit plus concret dans sa mise en oeuvre. Nous aurons donc une discussion autour de tout ça», avance M. Vaillancourt.

Les jeunes Franco-Ontariens veulent prendre leur destin en main

Les jeunes de l'Ontario dévoilent leurs aspirations pour l'avenir du français dans leur province.

La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) a diffusé mercredi un mémoire intitulé Vision 2025: état des faits et aspirations, qui porte sur les volontés des jeunes pour les dix prochaines années. Rédigé en suivant le principe du «par et pour» les jeunes, le document pousse la communauté francophone à se prendre davantage en main dans tous les enjeux qui les concernent.

Divisé en trois axes distincts, le mémoire traite d'abord de la conception «d'espaces récréatifs francophones» afin de multiplier les occasions de parler quotidiennement en français pour ainsi combattre l'assimilation, mais aussi pour développer un sentiment d'appartenance.

La jeunesse réclame également un meilleur contrôle des institutions existantes par la communauté ainsi que la création de nouvelles institutions gérées «par et pour» les francophones afin d'assurer la pérennité de ceux-ci en situation minoritaire. Du nombre, la création d'une université franco-ontarienne, d'écoles primaires et secondaires dans les régions où l'accès à une éducation de base en français est limité, retient l'attention.

Enfin, les jeunes souhaitent voir la mise en place de politiques de reconnaissance de la communauté franco-ontarienne par l'État d'ici 2025, telles que la désignation d'Ottawa et de la province de l'Ontario comme étant officiellement bilingues, l'augmentation de l'affichage bilingue dans le paysage linguistique de l'Ontario et une augmentation de l'offre active des services en français.

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