OIF: l'Ontario reçoit l'appui du Québec

La ministre Madeleine Meilleur a pu en discuter... (Erick Labbé, Archives Le Soleil)

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La ministre Madeleine Meilleur a pu en discuter avec son homologue Jean-Marc Fournier lors de son passage à Québec il a y quelques semaines.

Erick Labbé, Archives Le Soleil

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L'Ontario a reçu un appui de taille pour revendiquer sa place au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le Québec souhaite que son voisin canadien devienne un «gouvernement participant» plutôt qu'un «observateur» dans la prise de décision mondiale portant les enjeux francophones.

L'appui est passé quelque peu sous silence, dans le cadre de la signature d'ententes de réciprocité entre les deux provinces, plus tôt ce mois-ci.

«J'en ai discuté avec (le ministre québécois responsable de la Francophonie canadienne) Jean-Marc Fournier et il s'est dit d'accord avec cette initiative», indique Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, en entrevue avec LeDroit.

Selon Mme Meilleur, il était «important» d'obtenir un tel appui de la Belle Province pour tenter de convaincre le gouvernement fédéral de militer en faveur de l'Ontario pour leur adhésion totale au sein de l'OIF. La bénédiction du Canada est considérée comme la dernière étape indispensable, ajoute-t-elle.

Depuis 2003, l'Ontario a d'ailleurs cogné trois fois à la porte du parlement à Ottawa et à deux reprises à celle de l'OIF. Elle a essuyé un refus chaque fois, même si elle compte le plus grand nombre de francophones au pays après le Québec.

«Nous avons demandé l'approbation du fédéral à plusieurs reprises. Cependant, nous n'avons jamais eu de réponses, peu importe si des libéraux ou des conservateurs étaient au pouvoir», déplore Mme Meilleur.

Au cours des derniers mois, les fonctionnaires ontariens ont tenu des discussions avec leurs homologues du Québec et du Nouveau-Brunswick - tous deux membres «participants» de l'OIF depuis 1971 et 1977 respectivement - pour aider leur cause. Mme Meilleur soutient également avoir effectué «toutes les démarches possibles» pour faire avancer le dossier.

À Ottawa, le bureau du ministre fédéral de la Francophonie, Christian Paradis, assure que toute demande d'adhésion à l'OIF sera étudiée.

D'autres défis

L'Ontario est encore loin de la coupe aux lèvres, toutefois. Outre l'aspect politique d'une demande, des contraintes économiques pourraient s'avérer un obstacle de taille. Les coûts inhérents à une adhésion en bonne et due forme ne sont pas négligeables.

Le prix d'entrée à la table décisionnelle de l'OIF nécessite une contribution proportionnelle au PIB de chaque État. Le Québec verse à cet effet un peu plus de 5 millions $. La quote-part de l'Ontario surpasserait donc ce montant.

«Nous n'avons pas établi les coûts. De plus, nous savons que l'Ontario est aux prises avec une situation financière difficile. Est-ce le bon moment pour investir dans l'OIF ou devrions-nous plutôt investir davantage dans les études postsecondaires en français?» se questionne Mme Meilleur, en faisant référence à un autre enjeu de taille en province.

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