Publicités fédérales: au tour de la FCFA de dénoncer

Selon la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, les institutions... (Martin Roy, LeDroit)

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Selon la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier, les institutions fédérales ont la responsabilité de ne pas nuire au développement des communautés. «Or, dans ce cas-ci, c'est clair que les choix du gouvernement ont eu un impact négatif.»

Martin Roy, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) a déposé une plainte contre trois institutions fédérales, mercredi, dans le dossier des placements publicitaires du gouvernement fédéral dans les journaux et radios communautaires francophones.

Tel que l'a déjà rapporté LeDroit, outre la FCFA, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), appuyée par l'Agence de presse francophone, a déjà déposé une plainte dans ce dossier.

La FCFA demande au commissaire aux langues officielles Graham Fraser de déterminer si le Bureau du Conseil privé, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor ont manqué à leurs obligations linguistiques en choisissant de privilégier Internet, plutôt que les médias communautaires, pour communiquer avec les francophones en milieu minoritaire.

«Ces trois institutions sont responsables de l'application de la politique de communication du gouvernement du Canada. Cette politique comprend des obligations linguistiques, y compris une reconnaissance de l'importance d'utiliser les médias qui desservent les minorités francophones quand on fait des placements publicitaires gouvernementaux», a fait valoir la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA rappelle qu'au cours des dernières années, les revenus de placements publicitaires fédéraux des radios et journaux desservant les communautés de langue officielle en situation minoritaire ont dégringolé, passant de 3,2 millions $ en 2006-2007 à 1,2 millions $ en 2012-2013.

Selon Mme Lanthier, les institutions fédérales ont la responsabilité de ne pas nuire au développement des communautés linguistiques minoritaires. «Or, dans ce cas-ci, c'est clair que les choix du gouvernement ont eu un impact négatif. Si nos radios et nos journaux n'ont plus les ressources pour faire leur travail adéquatement, c'est la capacité de nos communautés de s'informer en français sur leur milieu qui est compromise» a-t-elle déclaré.

À TPSGC, on nous a déjà répondu que le ministère respectait ses obligations linguistiques. Au bureau du commissaire Fraser, on a déjà indiqué au Droit que le commissaire ne commente pas les dossiers sous enquête et qu'il ne s'adressera pas aux médias pendant la campagne électorale.

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