L'anglais, alliée du français

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L'exposition 100% numérique est présentée sur quatre écrans, lesquels la ministre Meilleur a observé avec attention.

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La réussite des Franco-Ontariens passe aussi par leurs liens avec la majorité anglophone de la province, selon la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur.

La ministre s'est exprimée, vendredi, sur les « batailles » des siens au cours de la dernière décennie, lors de l'inauguration de l'exposition La francophonie ontarienne : d'hier à demain présentée au Muséoparc de Vanier.

Les Franco-Ontariens célèbrent cet été le 400e anniversaire du passage de Samuel de Champlain à la baie Georgienne. D'ailleurs, la première ministre Kathleen Wynne et la ministre Meilleur ont assisté, il y a deux semaines, aux cérémonies d'anniversaire à Penetanguishene.

« Il y avait, lors de ce rassemblement, mille personnes, a raconté la ministre, vendredi. 50 % étaient anglophones et étaient heureux de cet anniversaire. Mme Wynne était là. L'Ontario donne six millions$ pour les célébrations dans la province. »

Selon Mme Meilleur, les batailles ont bien changé, ces dernières décennies. « D'ailleurs, je cherche un autre mot que 'bataille'. Je dirais plutôt que cette exposition est un aboutissement logique. Notre réussite passe aussi par nos liens avec les anglophones. Je prends l'exemple des écoles en immersion française qui sont en très forte demande. »

L'exposition est 100 % numérique, et présentée sur quatre écrans. Elle est produite par l'Office des affaires francophones, en collaboration avec le Muséoparc Vanier.

Sous la supervision historique et factuelle de l'historien Michel Prévost, l'exposition remonte à 1615, jusqu'à la consolidation des acquis des Franco-Ontariens ces dix dernières années.

Symboliquement, la nomination de l'honorable Lise T. Maisonneuve au poste de juge en chef de la Cour de justice de l'Ontario, en 2015, est très forte.

« Une dame, une francophone de Timmins, qui s'occupe aujourd'hui de la cour la plus occupée au pays », applaudit la ministre Meilleur.

Dans l'est, la renaissance de la Fromagerie St-Albert a eu lieu en 2015, deux ans après l'incendie qui l'a ravagée.

La ministre a tôt fait de souligner l'apport des communautés religieuses, « sans qui on ne serait pas ici ». Elle dit devoir une fière chandelle aux organisations catholiques et francophones qui ont bâti écoles, hôpitaux et villages.

« Même si nous avons été les premiers (Européens) à arriver ici, on réalise encore de nos jours combien c'est difficile de garder notre langue. »

Par ailleurs, le Muséoparc sera le lieu de rencontre d'intellectuels et du public lors d'un colloque sur les 400 ans de présence francophone en Ontario, du 20 au 22 novembre.

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