Impératif français se porte à la défense du voyageur

Rien n'empêche Porter d'embaucher des agents de bord... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Rien n'empêche Porter d'embaucher des agents de bord capables de communiquer en français, particulièrement sur un vol Montréal-Toronto, se désole le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

En persistant à embaucher du personnel unilingue anglophone, les transporteurs aériens, les directions d'aéroports et les services frontaliers sont à blâmer pour cet autre incident linguistique survenu le 1erjuillet, à Toronto, selon le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault.

Le jour de la fête du Canada, le voyageur torontois Louis Labrecque a été escorté par trois agents de sécurité unilingues à son arrivée à l'aéroport Billy-Bishop, après un incident linguistique survenu peu avant l'atterrissage.

«Il faut féliciter M. Labrecque de s'être tenu debout et d'avoir demandé à être servi en français et ensuite d'avoir porté plainte. L'entreprise Porter soutient que le voyageur a eu un comportement agressif. Mais si les agents de bord et les agents de sécurité de l'aéroport avaient été capables de parler français, l'incident ne se serait pas produit. Alors, l'origine du problème, c'est le transporteur Porter, pas le voyageur», a réagi le M. Perreault.

Même si Porter n'est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles, rien ne l'empêche d'embaucher des agents de bord capables de communiquer en français, particulièrement sur un vol Montréal-Toronto, a rappelé M. Perreault. Quant à la direction de l'aéroport, elle ne respecte pas ses obligations prévues à la loi.

«En embauchant des employés incapables de parler français, la compagnie aérienne Porter témoigne éloquemment de son agressivité envers la francophonie et le Québec. Il en va de même pour les aéroports et les services frontaliers. On y cherche à tout prix à culpabiliser les Québécois et les francophones de ne pas être anglophones!» soutient le président d'Impératif français.

S'il espère que cet autre incident linguistique va faire réagir les députés, il croit que le transporteur devrait présenter des «excuses publiques» à M. Labrecque, pour ne pas avoir pu lui servir un simple «jus de pomme» en français, et l'avoir humilié en le faisant escorter hors de l'avion à son arrivée.

La direction de l'aéroport Billy-Bishop, désigné en vertu de la Loi sur les langues officielles, a confirmé au Droit qu'aucun agent de sécurité bilingue n'était disponible lors de l'arrivée du vol de Porter.

Pgaboury@lededroit.com

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