Projet de loi 148: des répercussions catastrophiques

Le président des CUPR, Gary Barton... (Martin Brunette, Le Droit)

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Le président des CUPR, Gary Barton

Martin Brunette, Le Droit

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Le Projet de loi 148 sur la réforme de la Loi sur les normes d'emploi de l'Ontario a été le sujet d'une longue discussion à la table du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell, mardi. Le sujet a d'abord été apporté par le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, qui craint des impacts financiers démesurés pour les municipalités.

Rappelons que le projet de Loi prévoit, entre autres, une hausse du salaire minimum à 15 $ dès 2018. Le projet de loi comprend également une section portant sur le principe à travail égal, salaire égal. C'est-à-dire qu'un employé à temps partiel doit gagner un salaire équivalent à un employé à temps plein effectuant les mêmes travaux. 

Pour les municipalités, cette modification de la loi aura plusieurs impacts notamment pour ce qui est des Services d'incendie, qui devront payer leurs pompiers volontaires aux mêmes salaires que leurs collègues à temps plein.  

« Seulement au niveau des municipalités, on va se faire planter. Il faut faire de quoi », a affirmé le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins. 

Celui-ci ajoute qu'au minimum sa municipalité devrait augmenter les taxes de 10 % dès l'an prochain pour faire face à la hausse des salaires, qui représenterait une dépense additionnelle de 1,8 million $. « Je vais vous le dire toute de suite, augmenter les taxes de 10 % l'an prochain, je ne me représente même pas pour faire ça, je vous le garantis », a-t-il déclaré. 

Alors que plusieurs personnes qui gagnent actuellement le salaire minimum se réjouissent, selon la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, les entreprises, elles, ont des sueurs froides. 

« La majorité des entreprises dit que cette hausse leur fera très mal. Elle va tuer plusieurs commerces, surtout à Hawkesbury, parce qu'il y a le pont qui mène au Québec. Tous les propriétaires fonciers doivent savoir que plutôt que d'aider, cette loi va faire mal au portefeuille en raison des hausses de taxes », a affirmé la mairesse. 

Des craintes

Normand Tremblay, porte-parole de l'Association des résidences de Prescott et Russell (ARPR), était également présent à la réunion du conseil pour présenter les répercussions du projet de loi 148.   

Selon M. Tremblay, si les CUPR n'augmentent pas leur contribution financière, la hausse des salaires se traduira vraisemblablement par la fermeture de plusieurs résidences privées. M. Tremblay a précisé que près de 80 % des employés de ses résidences sont payés au salaire minimum. 

« C'est une situation dévastatrice en ce qui concerne les résidences privées. Nos employés méritent définitivement une augmentation de salaire, mais économiquement nous ne sommes pas en mesure de leur donner plus qu'on leur donne présentement », a affirmé M. Tremblay.




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