Faire de la sécurité des femmes une priorité commune

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Sur la photo, les membres du comité organisateur de la marche Natalie Peever, Marielle Dupuis, Michel Desjardins, Stéphanie Adam, Anne Jutras, Nadia Séguin, Mélanie Dufresne, Conrad Lamadeleine, Lesli Hahn et Vicky Cholette.

Martin Brunette, Le Droit

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Toutes les femmes et les jeunes filles sont invitées à sortir dans les rues le 20 septembre afin de manifester contre la violence faite aux femmes. Pour une dixième année, le Centre Novas - CALACS francophone de Prescott et Russell organise la marche « La rue, la nuit, femmes sans peur », à Casselman.

« Cet événement se veut solidaire à la cause de la violence faite aux femmes. Donc, ce sont les femmes qui disent, «nous ne voulons pas avoir peur la nuit quand nous marchons dans la rue, parce que nous avons le droit comme tout le monde d'être en sécurité dans notre communauté», a souligné Anne Jutras, directrice générale du Centre Novas-CALACS.

Chaque année, depuis 10 ans, cet événement attire un peu plus d'une centaine de marcheurs et marcheuses. Selon Mme Jutras, le message est de plus en plus entendu et la marche attire beaucoup de jeunes filles et de familles. 

«Ça nous rassure. Nous sommes bien contents que le message soit transmis pas juste aux femmes. Ça appartient à tout le monde la sécurité des femmes», d'ajouter Mme Jutras. 

Après avoir accueilli une marche similaire, «Un mille en talons hauts», en mai dernier, de Casselman est à nouveau un partenaire. 

«Il faut essayer de rejoindre et de sensibiliser le plus de monde possible. Je félicite les organismes et tous ceux qui s'engagent dans l'organisation de la marche», a souligné le maire de Casselman, Conrad Lamadeleine.

Les femmes et les jeunes femmes seront évidemment à l'avant-plan de la marche, mais les hommes sont également invités à y prendre part pour soutenir et encourager les marcheuses. Les organisatrices espèrent atteindre les 300 participants cette année. 

Au Canada, une femme sur trois sera victime d'une forme d'agression sexuelle durant sa vie selon Statistique Canada. 

Encore moins de 10 % des femmes victimes dénoncent leur agresseur à la police.  

Pour Anne Jutras, la justice demeure une barrière pour les femmes victimes de violence ou d'agression sexuelle. Elle a notamment déploré le report du procès de deux anciens joueurs de hockey de l'Université d'Ottawa accusé d'agression sexuelle. 

«Notre inquiétude, c'est qu'avec l'arrêt Jordan, est-ce que ça va tomber à l'eau ? Des actions devront être prises à l'avenir parce que ça n'a pas de bon sens», indique Mme Jutras. 

Selon les données du Sexual Assault Center, 15 à 20 % des étudiantes des collèges et université en Amérique du Nord seront victimes d'une forme d'agression à caractère sexuel durant leurs études. 

Les personnes qui souhaitent prendre part à la marche n'ont qu'à se présenter au complexe sportif  J.R. Brisson vers 18 h 30. Le départ se fera à 19 h. 

De plus amples renseignements peuvent être obtenus auprès du Centre Nova-CALACS en composant le 1-866-992-7722.




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