La balle est dans le camps de la province

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Les chefs des services d'urgence de la Ville d'Ottawa, de Renfrew, des CUPR et de Cornwall se penchent actuellement sur une entente qui réduirait considérablement le nombre d'interventions des ambulances des municipalités en périphérie vers la capitale nationale.

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Bien qu'une entente soit en voie de se conclure entre Ottawa et les communautés de l'Est ontarien au sujet des services paramédicaux, la province pourrait faire tout basculer.

« Le ministère va potentiellement s'opposer à cette entente. Il (le Ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario) ne semble pas vouloir faire partie d'une solution malgré ce que nous offrons », a souligné Michel Chrétien, directeur des services d'urgence pour les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR). 

Rappelons que les chefs des services d'urgence de la Ville d'Ottawa, de Renfrew, des CUPR et de Cornwall se penchent actuellement sur une entente. Celle-ci réduirait considérablement le nombre d'interventions des ambulances des municipalités en périphérie vers la capitale nationale. 

La loi provinciale précise que le système d'ambulance est conçu de façon à fournir un service homogène dans l'ensemble de la province et que les ambulanciers paramédicaux sont tenus de répondre aux demandes provenant des lieux dont ils sont le plus près, ceux-ci pouvant être à l'extérieur des frontières municipales. 

« Dans le fond, la province donne la directive aux centres de répartitions qu'une ambulance de Prescott-Russell est une ambulance de l'Ontario. C'est un peu fautif, voire même ridicule », d'ajouter M. Chrétien. 

Selon l'accord étudié, les services des municipalités environnantes ne devraient être dépêchés à Ottawa que pour répondre aux appels signalant des personnes inconscientes ou victimes d'un arrêt cardiaque. 

« On trouve que c'est une bonne solution. Nous avons préparé et paraphé un document que chaque municipalité impliquée devait amener à leur conseil », a précisé M. Chrétien. 

Afin de mettre en place une entente officielle, une politique opérationnelle locale nécessite l'approbation du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Le ministère accorde une importance, entre autres, au principe voulant que toutes les ambulances de la province doivent répondre à tout appel.

L'objectif est de mettre le nouveau système sur les rails d'ici la fin de septembre. Pour les  Comtés unis de Prescott et Russell, l'entente est vraisemblablement la dernière mesure avant un recours aux tribunaux.

« Nous sommes rendus à défendre le principe que le service à notre communauté est important. On sent que le ministère cherche toutes les raisons pour ne pas accepter notre projet. Mais là on va pousser dans le forum public, dans les médias, s'il le faut, on va le mettre au défi dans le forum judiciaire », a confirmé M. Chrétien. Selon lui, la loi est claire, soit que la responsabilité de chaque municipalité et gouvernement régionale est d'assurer les services à leur communauté.

À noter également que les CUPR tentent toujours de récupérer les quelque 750 000 $ en services ambulanciers rendus aux villes de Cornwall et d'Ottawa en 2016.

Les deux villes refusent de rembourser le montant puisqu'elles ne sont pas tenues légalement de le faire.

Les CUPR attendent une réponse de la province à ce sujet. Les coûts pour les services rendus en 2017 restent encore à être comptabilisés.




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