Projet de cimenterie: Caza se joint à Action Champlain

Ronald Caza souligne que l'entreprise Colacem ne peux...

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Ronald Caza souligne que l'entreprise Colacem ne peux pas construire une cimenterie sur le terrain visé.

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L'avocat Ronald Caza est prêt à défendre les intérêts des citoyens opposés au projet de cimenterie de Colacem Canada à L'Orignal.

S'exprimant devant plus d'une centaine de personnes, Me Ronald Caza, représentant le mouvement d'opposition citoyenne Action Champlain, a discuté des options qui s'offrent à la communauté. Rappelons que le 25 janvier, les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont approuvé un amendement au Plan officiel afin de permettre l'établissement d'une cimenterie. 

Action Champlain a donc fait appel à Me Caza et à son collègue, Me Éric Labelle, pour en appeler de la décision des CUPR devant la Commission des affaires municipale.

«Votre communauté se retrouve dans une situation vécue par plusieurs autres. Contrairement à d'autres qui ne font rien, vous avez choisi de vous opposer. On nous a embauchés parce que nous sommes habitués à représenter David contre Goliath», a lancé l'avocat qui a été joueur clé dans la victoire de l'hôpital Montfort contre la province. 

Selon M. Caza, en plus de l'engagement de la communauté et d'un appui juridique, Action Champlain aura besoin de l'apport d'un urbaniste pour convaincre le CAMO d'annuler la décision des CUPR. 

«Quand on regarde des cas semblables qui concernent la planification urbaine, ça prend plus que des avocats, ça prend des urbanistes. Les questions de droits municipaux reposent sur la planification», a précisé Me Caza. 

Le groupe s'appuiera sur trois points pour articuler son opposition: la cimenterie proposée est trop volumineuse pour le terrain visé; elle ne respecterait pas les distances minimales des résidences et l'entreprise causera de la pollution sonore. 

«Nous avons trois facteurs que la CAMO va sérieusement prendre en considération pour faire rejeter le droit à cette compagnie de s'installer ou elle veut. L'urbaniste à qui nous avons parlé nous a confirmé qu'il est prêt à travailler avec nous», a affirmé Me Caza. 

L'avocat ne cache pas que cette intervention à la CAMO pourrait dépasser les 100 000 $. 

«La réalité c'est que la communauté doit décider si elle va de l'avant. Si une personne y va seule, ça va être dispendieux, mais si 250 personnes partagent le coût ce ne sera pas si cher», a souligné Me Caza. 

Action Champlain doit organiser une campagne afin de financer sa démarche. 

Pour sa part, Ronald Caza compte sur une forte participation de la communauté qui pourrait avoir comme effet de dissuader Colacem de poursuivre son projet. 

Avant de se rendre devant la CAMO, Action Champlain souhaite que les maires des CUPR reviennent sur leur décision prise le 25 janvier.  

La date limite pour appeler de la décision des CUPR est le 21 février.

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