Cimenterie à L'Orignal: Champlain dit non

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Les citoyens ont applaudi à la suite de la décision du conseil du canton de Champlain.

Martin Brunette, Le Droit

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Les applaudissements ont retenti à l'Hôtel de Ville du canton de Champlain, mardi soir, lorsque le conseil municipal a rejeté la demande de changement de zonage qui aurait permis l'établissement d'une cimenterie à L'Orignal.

Pour rare fois, la salle du conseil municipal était bien remplie principalement de citoyens s'opposant au projet de cimenterie proposé par l'entreprise Colacem Canada.

Le directeur de l'Urbanisme et de la foresterie de Prescott et Russell, Louis Prévost, a d'abord présenté brièvement le projet soulignant que le changement de zonage réclamé était conforme à toutes les normes de la province.

La demande de changement de zonage n'a toutefois pas obtenu l'aval du conseil à raison d'un vote de 6 contre 2. Accusant un conflit d'intérêts, le conseiller Normand Riopel était absent pour le vote.

« On est fière de nos élus. Ils nous ont écoutés. Aller à l'encontre de leur propre urbaniste, ce n'est pas quelque chose qu'on voit souvent », a réagi André Chabot, porte-parole du mouvement citoyen contre le projet de cimenterie, Action Champlain.

Dans une motion présentée par la suite, le conseil explique que cette décision est due aux inquiétudes du public.

« Les commentaires reçus du public présentaient des inquiétudes en ce qui a trait à la pollution visuelle, la pollution de l'air et la pollution sonore, de même que l'usage incompatible du terrain et la dévaluation possible des propriétés qui ont tous influencé la décision du conseil de rejeter la demande », a expliqué le maire Gary Barton. Celui-ci a tenu à souligner qu'aucune discussion sur le dossier ne s'est tenue au préalable à l'extérieur de la salle municipale.

De son côté, Marc Bataille, directeur de l'usine de Colacem Canada à Grenville-sur-la-Rouge, a accueilli avec déception la décision du conseil.

« On est un peu désappointé de la décision et on se rend compte qu'à la suite des commentaires, l'information n'a pas été transmise adéquatement. On va essayer de bien informer la communauté de tous les impacts d'une nouvelle industrie de ce type-là », a souligné M. Bataille.

Lorsque questionner sur l'éventualité d'un recours devant la Commission des affaires municipales de l'Ontario, M. Bataille, ajoute que l'entreprise « va regarder les options », mais qu'elle attendra la décision au niveau des Comtés unis de Prescott et Russell.

Les maires doivent décider, ce mercredi, s'ils approuvent une demande de modification au Plan officiel des CUPR.

Le rapport du service d'urbanisme des CUPR recommande d'ailleurs l'adoption de la modification.

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