Ambulances dans les CUPR: «Nos ressources sont à Ottawa»

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La province de l'Ontario met la vie des citoyens en danger en n'agissant pas rapidement dans le dossier des ambulances, estime le directeur des Services d'urgence des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), Michel Chrétien.

«Je suis inquiet qu'à un moment donné, un malheur va se produire et on va se retrouver dans une situation difficile », a-t-il lancé.

Michel Chrétien a présenté, mercredi, un bilan inquiétant de l'utilisation fréquente des ambulances de Prescott et Russell par les villes d'Ottawa et de Cornwall. De janvier à septembre dernier, le volume d'appels provenant d'Ottawa a augmenté de 97 % par rapport à la même période l'an dernier, passant de 385 à 757 interventions.

En contrepartie la Ville d'Ottawa n'a répondu qu'à 106 appels sur le territoire des CUPR de janvier à septembre.

«Nos ressources sont à Ottawa, ce qui fait que nos temps de réponse augmentent et notre capacité de répondre au public diminue », plaide M. Chrétien.

Les Services d'urgence des CUPR doivent assumer un lourd fardeau financier, puisque la facture n'est pas remboursée par les municipalités qui ont recours à ses ambulances. À 649 $ par appel, les Comtés unis devraient obtenir un remboursement de plus de 400 000 $ des villes d'Ottawa et de Cornwall, en moyenne. À la place, ils se retrouvent avec un manque à gagner. Ces frais contribuent à la hausse de près de 5 % du budget annuel des services d'urgence, qui se chiffre à 13,8 millions $, dont la moitié est payée par la province.

Selon la Loi sur les ambulances de l'Ontario, les municipalités ne sont pas tenues de rembourser les frais pour les services provenant de l'extérieur. La loi oblige également les services d'ambulances à être prêts pour intervenir à toute occasion.

La mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, trouve ridicule le fait que les contribuables de Prescott et Russell payent pour un service qui s'en va à Ottawa.

«On paye pour améliorer notre service avec une augmentation de 5 % et la gang d'Ottawa bénéficie de nos services très, très librement et ils ne veulent pas nous payer. J'ai un problème avec ça. »

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