Un périple plus grand que nature raconté aux élèves d'Alexandria

Les élèves de la classe de 4e et... (Martin Brunette, LeDroit)

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Les élèves de la classe de 4e et 5e année de l'École élémentaire catholique Elda-Rouleau d'Alexandria en compagnie de Jonathan Roy.

Martin Brunette, LeDroit

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Les élèves de l'École élémentaire catholique Elda-Rouleau, à Alexandria, ont reçu de la visite spéciale, jeudi. Grâce à la magie de la technologie, ils ont pu converser avec l'ancien directeur des ressources humaines aux Comtés unis de Prescott et Russell, Jonathan Roy, en direct d'une auberge de Bichkek, capitale du Kirghizistan, à près de 10 000 km de là.

Voilà maintenant sept mois que le cycliste aguerri, originaire de L'Orignal, a quitté le Canada afin de traverser l'Europe et l'Asie à vélo, apportant appareil photo, vêtements de rechange, trousse de survie et provisions. Jusqu'à présent, il a visité 21 pays et accumulé des milliers de kilomètres.

«C'est toute une aventure, a lancé le voyageur aux élèves de 4e et 5e année. J'ai traversé villes, campagnes, montagnes et désert. J'ai traversé des rivières à pied. J'ai même dû prendre des bateaux.»

À quelques occasions durant son périple, le cycliste local a opté pour des raccourcis, qui n'en étaient pas toujours.

«Une fois, le chemin m'a amené à une rivière qui était sortie de son lit dans les montagnes. Il a fallu que je soulève mon vélo pour traverser le fort courant.»

À un autre moment, le cycliste a dû gravir une montagne, alors que la température et l'oxygène. Le chemin était pratiquement inexistant et souvent enneigé. À l'opposé, Jonathan a traversé les déserts arides de l'Ouzbékistan et du Kazakhstan.

« Pendant des jours et des jours, on ne voyait rien. Tout était plat. J'ai fait 200 km de route en ligne droite. C'était très, très sec. Je devais me mouiller les yeux et la bouche pour ne pas dessécher de l'intérieur.»

Prochainement, Jonathan se dirigera en avion vers le sud-est de l'Asie pour franchir plus de 8000 km. Il atteindra entre autres le Vietnam, pour y rejoindre son père, en janvier. Il reprendra ensuite la route pour visiter la Malaisie, de même que Singapour.

Le bon monde

L'un des objectifs du voyage de Jonathan était de découvrir «du bon monde». Il confirme avoir rencontré son lot de gens au bon coeur.

«Souvent, les gens m'invitent à manger avec eux. Ils me disent bonjour et ils ouvrent leur porte. On me demande où je vais coucher le soir, je réponds toujours dans ma tente, mais ils m'invitent à rester», raconte-t-il.

Jonathan Roy avait d'ailleurs un message important à livrer aux élèves qui aimeraient eux aussi parcourir la planète, un jour.

«Il y a du bon monde partout sur la planète. Il ne faut pas avoir peur d'aller vers l'autre. Il faut croire en soi; croire on est capable d'accomplir de grandes choses».

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