La foi de l'Est ontarien sous la loupe

Le président de l'unité pastorale, Alain Lavigne, croit... (Martin Brunette, LeDroit)

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Le président de l'unité pastorale, Alain Lavigne, croit que les paroisses ont beaucoup de chemin à faire pour se moderniser.

Martin Brunette, LeDroit

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Les églises connaissent une baisse de fréquentation généralisée depuis plusieurs années, un constat qui amène l'unité pastorale du Soleil levant, qui regroupe six paroisses de l'Est ontarien, à sonder et consulter le public.

Les paroisses de Saint-Bernardin, Saint-Eugène, Sainte-Anne-de-Prescott, Saint-Grégoire de Vankleek Hill, Saint-Joachim de Chute-à-Blondeau et Saint-Jean-Baptiste de L'Orignal ont donc lancé vendredi un appel à la communauté afin de récolter des réponses au questionnaire réalisé par la firme de consultants Brunet Sherwood.

Le président de l'unité pastorale, Alain Lavigne, croit que les paroisses ont beaucoup de chemin à faire. « On doit aller vers un renouvellement, peut-être vers une façon différente de fonctionner. J'espère que le sondage nous donnera des réponses. »

Le questionnaire consiste en 10 questions portant entre autres sur la place de l'Église dans la vie des répondants. Puisque la situation actuelle intéresse l'ensemble des églises, il n'est pas nécessaire d'habiter dans les six paroisses concernées pour y répondre. Le document est d'ailleurs disponible en ligne au www.brunetsherwood.ca.

Des consultations publiques se tiendront également dans les six localités, toujours avec comme objectif de prendre le pouls de la communauté. La première aura lieu à dans le village de Saint-Bernardin le 20 octobre prochain.

« Le but, c'est de relancer l'Église et de planifier son futur. Il faut se demander si les façons de faire du passé sont encore pertinentes aujourd'hui. Est-ce encore une priorité de la population ? Avec les changements sociaux, faut-il aussi changer les façons de faire ? », se demande le consultant David Sherwood.

L'abbé Gilles Marcil estime que le sondage fera la lumière sur la réalité de la pratique religieuse d'aujourd'hui. « Nos communautés ont rapetissé. On dit souvent qu'il manque de prêtres, mais il manque aussi de paroissiens. Autrefois, nos églises étaient pleines. Aujourd'hui, nous avons de grandes églises, mais beaucoup moins de gens. Certainement, le sondage et les consultations serviront à s'interroger sur la pertinence de la foi aujourd'hui. »

L'abbé Marcil espère d'ailleurs que ceux qui ont pris leurs distances de l'Église participent au processus. « On a besoin de savoir les raisons pour lesquelles ils se sont éloignés. On veut connaître les frustrations des gens envers l'Église », d'ajouter l'homme de foi.

Bien que le récent incendie qui a détruit l'église de Saint-Isidore ne soit pas un des motifs principaux qui a mené à ce projet, l'incident a certes ouvert des yeux. « C'est venu nous confirmer qu'il y a une urgence d'agir. Parce que, eux, ils doivent répondre à ces questions dès maintenant », a confié Suzanne Hébert-Vaillant, de la paroisse Saint-Joachim.

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