Les services de répartition divisent les municipalités des CUPR

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« Nous sommes ouverts aux négociations, mais nous attendons une lettre de chaque municipalité qui demande nos services », a déclaré la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

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Les couteaux ont volé bas, mardi, lors de la réunion des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), alors que le dossier du service de répartition des appels d'urgence des incendies était à l'ordre du jour.

Cette fois, la Ville de Hawkesbury demande aux CUPR de prendre en charge son service de répartition « et tous les équipements afférents incluant les appels 911 » et de le considérer comme « un service régional ».

D'entrée de jeu, le directeur général des Comtés, Stéphane Parisien, a recommandé de ne pas accepter la proposition de Hawkesbury. « Moi, si je peux vous faire une recommandation, c'est tout simplement non », a-t-il souligné.

La Ville de Hawkesbury se retrouve dans une situation financièrement précaire en raison du départ éventuel des six municipalités clientes qui utilisaient le service, soit Champlain, Russell, Casselman, Hawkesbury Est et Alfred-Plantagenet, excluant la Cité de Clarence-Rockland, qui a un contrat avec la Ville d'Ottawa.

Les six municipalités envisageaient aussi de se joindre au service d'Ottawa afin de réaliser des économies. Or, une entente ne serait pas envisageable avec la capitale, du moins pour l'année prochaine. Dès lors, les municipalités se retrouveraient sans service.

« Il semble qu'aucune municipalité seule ne pourra transférer son service à Ottawa. Il faudra y aller en groupe », a laissé entendre le maire du canton de Russell, Pierre Leroux.

Le canton de Russell a d'ailleurs été le premier à annoncer qu'il n'utiliserait plus les services de Hawkesbury, l'an dernier. La municipalité doit aujourd'hui faire marche arrière.

Il en va de même pour les autres municipalités qui utilisent les services de la ville de Hawkesbury. Cette dernière a annoncé récemment que tous les contrats étaient annulés.

Le président des CUPR, Guy Desjardins, a suggéré d'en discuter avec la Ville d'Ottawa pour trouver une solution.

Les discussions s'enveniment

Les discussions ont tourné au vinaigre par la suite, lorsque la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, a précisé que chaque municipalité qui souhaite bénéficier du service de répartition devra en faire la demande par lettre.

« Nous sommes ouverts aux négociations, mais nous attendons une lettre de chaque municipalité qui demande nos services », a déclaré Mme Charlebois

Le maire du canton Champlain déplore cette façon de faire, accusant la mairesse de « manquer de coopération ». Il a également déploré le fait que la Ville de Hawkesbury tentait elle seule d'obtenir les services d'Ottawa. « Vous êtes allée seule pour parler avec la Ville d'Ottawa. Nous vivons dans la même région. Nous devons travailler ensemble et ce n'est pas ce qu'on fait », a déploré M. Barton

La mairesse a répliqué qu'avec la perte de municipalités clientes, le conseil avait peu de choix.

« Le conseil et moi avions bien compris que tout le monde s'en allait d'ici la fin de l'année. Il fallait qu'on s'organise en conséquence et qu'on s'occupe de nos affaires », a poursuivi la mairesse. Celle-ci a de nouveau demandé aux municipalités intéressées de s'asseoir pour discuter d'une nouvelle entente.

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