Une politique sur le bénévolat à Hawkesbury ?

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Selon le conseiller Yves Paquette, les bénévoles de Hawkesbury devraient être mieux éduqués sur la gestion des risques.

Martin Brunette, LeDroit

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Le simple désir de vouloir rendre service gratuitement pourrait ne plus être suffisant pour faire du bénévolat à Hawkesbury.

Le Comité des services des Loisirs et de la Culture de la Ville a discuté, jeudi, de la possible création d'une politique pour ses bénévoles, afin d'éviter d'éventuels démêlés judiciaires. La recommandation a été soumise par le conseiller Yves Paquette, qui juge que les bénévoles qui oeuvrent pour la Ville devraient être mieux outillés en ce qui a trait à la gestion du risque.

« Selon ce que j'ai observé, on dirait que les bénévoles évaluent mal les risques, surtout pour ce qui est des parcs de la ville. Ça prend une politique pour savoir les lignes directrices des bénévoles, leurs responsabilités et ce qu'ils ont à faire et à ne pas faire. Il faudrait les éduquer à ce niveau-là », a souligné M. Paquette.

Le conseiller ajoute qu'une liste des tâches et responsabilités de chaque bénévole devrait également être établie.

Gérer les risques

Présent lors de la réunion, Benoît Crête, bénévole à Hawkesbury, s'est senti visé par cette intervention. Depuis sept ans, il s'occupe du maintien de la glace et de la colline de neige au parc Old Mill.

Selon M. Crête, la question de la gestion du risque découle d'un incident survenu sur la côte de neige, l'hiver dernier, alors qu'un enfant a été blessé.

Depuis quelques années, des bénévoles construisent une colline de neige pour permettre la glissade lors de la saison froide.

« On a commencé à faire une côte de neige parce que les gens ne pouvaient plus utiliser la glissade de la côte anglaise. Je crois que je fais de belles choses et je trouve plate que chaque année, on doive marcher sur des oeufs quand vient le temps de faire la patinoire ou la côte de neige », a affirmé M. Crête.

Le conseiller Yves Paquette a dit craindre d'éventuelles poursuites judiciaires, citant le cas d'Orangeville, en Ontario, qui permettait jadis la glissade.

« La ville a été poursuivie pour 900 000 $ et elle a perdu. Pour une municipalité comme la nôtre, ça représenterait au-delà de 20 % du budget », a fait valoir M. Paquette.

Benoît Crête espère que les bénévoles seront consultés tout au long du processus de création éventuel de la politique.

« La seule chose que je demande, c'est qu'on rencontre les bénévoles et qu'on tienne compte du fait que des bénévoles, il n'en pleut pas. »

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