Hawkesbury et Le Chenail devant les tribunaux

En mai dernier, la Ville voulait obliger le... (Martin Brunette, LeDroit)

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En mai dernier, la Ville voulait obliger le Centre culturel Le Chenail à quitter la Maison de l'île puisque celle-ci appartient à la municipalité d'Hawkesbury.

Martin Brunette, LeDroit

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Le conflit opposant la Corporation de la Ville de Hawkesbury et le centre culturel concernant l'utilisation de la Maison de l'île a été présenté devant les tribunaux, vendredi, au palais de justice de L'Orignal.

Rappelons qu'au mois de mai, la Ville avait déposé une requête à la Cour supérieure de l'Ontario pour obliger le Centre culturel Le Chenail à quitter la Maison de l'île, édifice appartenant à la municipalité. Celle-ci souhaite y installer son bureau d'information touristique au rez-de-chaussée reléguant le centre culturel au deuxième étage.

Avant même que l'audience ne débute, le juge Paul Kane a lancé une invitation aux deux parties à discuter. Ce dernier a même suggéré une période de quatre heures pour possiblement dénouer l'impasse. « J'ai lu le dossier avec intérêt [...] Il est très clair qu'il n'a pas seulement la question légale, mais il y a aussi un volet communauté. Je suis limité par l'aspect légal », a affirmé le juge Paul Kane.

Les procédures se sont poursuivies par la suite avec la mise en contexte de Me Jean-François Lalonde, avocat représentant la Ville de Hawkesbury. 

Celui-ci a notamment parlé de l'évolution du Centre culturel Le Chenail durant les cinq dernières années. Il affirme notamment que les activités du centre culturel ont pris de l'ampleur à un point tel qu'elle ne pourrait partager la Maison de l'île avec la Ville. « La façon dont nous comprenons la preuve c'est que cette cohabitation-là est devenue impossible. Le centre culturel a fait de très belles choses pour la communauté, mais la cohabitation est impossible parce que Le Chenail ne peut pas utiliser le deuxième étage en raison de l'ampleur de ses activités », a précisé Me Jean-François Lalonde.

Le juge a dû intervenir pour ajourner l'audience alors qu'il se faisait tard. Il a proposé qu'une demi-journée possiblement une journée complète soit prévue pour entendre les arguments complets de la Ville ainsi que le centre culturel. La date de la prochaine audience n'a pas été précisée. Pour sa part, Me Ronald Caza, qui représente le Centre culturel Le Chenail s'est dit satisfait notamment de l'intérêt du juge dans la requête.

« Il (le juge Paul Kane) comprend que c'est une cause qui est très importante pour la communauté. C'est la communauté qui est divisée parce qu'on a la ville d'un côté et on a une autre partie très importante de la communauté francophone », a affirmé Me Caza.

Celui-ci s'entend également pour dire qu'une résolution hors cour aurait été préférable. « La cour devrait être le dernier recours. Mais la communauté se retrouve maintenant devant la cour. Le Chenail c'est une institution de la communauté francophone et il n'y en a pas beaucoup à Hawkesbury. La communauté francophone ne peut pas se permettre de perdre cette institution et c'est pour ça qu'on est ici », d'ajouter Me Caza.

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