La Nation songe à une hausse de taxe de 2%

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Le maire de La Nation, François St-Amour, préférerait une hausse sous les 2%.

Martin Brunette, Archives LeDroit

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Les résidents de la municipalité de La Nation peuvent s'attendre à une hausse de taxe municipale ne dépassant pas 2% en 2017. C'est la directive donnée par le conseil municipal à sa réunion, lundi, alors que l'administration commence le long processus du budget.

Il s'agit pour l'instant d'une hausse hypothétique se rapprochant du coût de la vie. L'an dernier, la hausse avait été limitée à 1,5%. Les chiffres se rapportant à l'évaluation foncière, sur lesquels les municipalités se basent notamment pour établir leur taux de taxe, ne seront disponibles qu'en octobre.

Pour sa part, le conseiller Francis Brière a flirté quelques instants avec l'idée du 0% d'augmentation. «C'est une question bien folle, mais est-ce qu'il y a une manière de garder ça à 0?» a-t-il lancé.

«C'est possible de garder ça à zéro, mais il va falloir se rattraper l'année suivante», a répondu pour sa part le conseiller Marcel Legault.

Selon la directrice générale, Mary McCuaig, des compressions seraient alors nécessaires pour faire face à l'inflation. «Cette année aussi nous avons des dettes non financées à repayer pour l'année passée. En 2016, on avait 300 000$ de dette non financée.», a précisé Mme McCuaig.

Celle-ci ajoute que la rubrique des coûts d'électricité à elle seule représente une hausse de coût de fonctionnement de près de 6% au prochain budget.

«Tout le monde le vit avec leur facture d'électricité. C'est la même chose à la municipalité. On ne peut pas se limiter à du 1% d'augmentation de taxe. On va demander de garder le tout le plus bas possible», d'ajouter la directrice générale.

À cela s'ajoute l'augmentation du coût du service de la police ainsi que la hausse des salaires.

De son côté, le maire de La Nation, François St-Amour aimerait voir une augmentation en deçà de 2%. «Un chiffre qui commence par 1, c'est toujours plus beau. Mais ce n'est pas une garantie parce qu'on a tous des projets qu'on veut réaliser», a affirmé M. St-Amour.

Une arme à double tranchant

De petites augmentations de taxe à chaque budget pourraient être plus difficiles dans les années à venir alors que la municipalité doit se pencher sur des investissements en immobilisations.

«Avec beaucoup de dépenses aux opérations, il ne reste plus rien pour les dépenses en capitale (immobilisation). Un moment donné, il va falloir augmenter quelque part pour assurer l'expansion de la municipalité» a fait valoir la directrice générale.

Les discussions sur le budget doivent avoir lieu les 3 et 17 octobre prochains.

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