La terre a soif dans l'Est ontarien

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À ce jour, les producteurs devraient déjà avoir débuté la troisième coupe de foin alors que plusieurs n'en sont qu'à la deuxième.

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Elle est sur toutes les lèvres, mais surtout celles des agriculteurs, cette sécheresse qui sévit depuis plus d'un mois maintenant. Alors que l'on remarque des gazons secs et jaunâtres un peu partout sur le territoire de la région, les agriculteurs constatent une production qui s'effrite.

« On ne parle que de ça chez les agriculteurs », souligne Simon Durand, directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens.

Il précise que les effets sont différents dans chaque secteur selon le type de sol.

L'impact des faibles précipitations est toutefois généralisé, à en juger par les récentes coupes de foin.

« Pour ce qui est de la deuxième coupe de foin, ça a été très près de la catastrophe. Il y en a qui ont même dû laisser tomber la deuxième coupe. D'autres n'ont même pas atteint la moitié de leur récolte souhaitée », ajoute M. Durand.

Selon les données d'Environnement Canada, la quantité de pluie reçue à l'aéroport d'Ottawa au mois de juin a été d'environ 66 mm, alors que la moyenne est d'environ 91 mm. En juillet, près de 57 mm de pluie sont tombés tandis que la moyenne est de 89 mm.

En ce qui concerne la culture du maïs, les plantes peuvent paraître en santé, mais il pourrait en être tout autrement pour l'épi.

« Même avec une grosse plante, si nous avons un petit épi avec de petits grains, on n'aura pas le rendement souhaité au moment de la récolte », a indiqué M. Durand.

Pour le soya, ce sont les fèves et la gousse qui en prennent un coup. Le manque d'eau pourrait forcer les producteurs à enfouir les cultures pour semer à nouveau cet automne.

« On commence à penser qu'il y a plusieurs productions qui ne se rendront pas à maturité », ajoute M. Durand.

Le foin souffre

À la ferme laitière Philos inc. de Sarsfield, propriété de Philippe Etter, le besoin d'une bonne quantité de pluie se fait pressant. L'agriculteur local constate l'impact de la sécheresse dans la production de foin.

À ce jour, les producteurs devraient déjà avoir commencé la troisième coupe de foin alors que plusieurs n'en sont qu'à la deuxième.

« Il n'y a presque rien. Les producteurs que je rencontre me disent qu'ils devront possiblement puiser dans leur réserve ou acheter leur foin ailleurs. Mais il faudra peut-être aller loin pour acheter du foin », affirme M. Etter.

Il ajoute que la quantité de foin récolté lors de la première coupe représentait environ 75 % d'une récolte normale alors que la deuxième coupe n'a atteint que 33 % d'un rendement habituel.

« Si on n'a pas le foin, on peut toujours se rabattre sur le maïs, si on l'a. Mais encore, les faibles quantités de pluie donnent moins de grains, ce qui signifie qu'il faudra couper plus de plants », ajoute l'agriculteur.

Week-end prometteur

Il semble y avoir une lumière au bout du tunnel alors qu'Environnement Canada prévoit deux journées de pluie, vendredi et samedi, qui pourraient laisser quelque 50 mm d'eau au sol.

« Il faut juste espérer que les précipitations soient sur tout le territoire et non localisées », souhaite Philippe Etter.

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