Les résidences subventionnées des CUPR en péril

Selon Normand Tremblay, porte-parole de l'ARPR, l'avenir des... (Martin Brunette, LeDroit)

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Selon Normand Tremblay, porte-parole de l'ARPR, l'avenir des résidences sans but lucratif sera en danger sans une augmentation du financement public.

Martin Brunette, LeDroit

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«Le programme des centres d'accueil souffre d'un manque de support financier critique.» C'est la situation exposée par Normand Tremblay, porte-parole de l'Association des résidences de Prescott et Russell (ARPR), lors d'une présentation faite mercredi devant les huit maires des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Depuis les dernières années, les interventions de l'ARPR se sont répétées auprès des CUPR afin d'augmenter l'indemnité quotidienne versée pour chaque résident aux centres d'accueil.

Cette fois, M. Tremblay, lui-même propriétaire de résidences dans la région, a alerté les maires à savoir que certains centres d'accueil pourraient fermer leurs portes si le financement public n'est pas accru, et que des services pourraient disparaître ou être réduits.

«Il y a une résidence qui songe à fermer ses portes en raison de la situation financière reliée au faible montant du per diem. Si on ne fait rien, d'autres vont emboîter le pas. Ça va enlever des lits et mettre des personnes dans la rue», a averti M. Tremblay.

L'an dernier, les CUPR ont accordé une augmentation du per diem de 50 à 51$ par résident par jour, ce qui représentait une contribution passant d'environ 393 500$ à 567 000$ pour les besoins de 490 résidents. Cette hausse n'est pas suffisante, plaide M. Tremblay, qui a évoqué l'augmentation considérable des coûts de l'électricité, du salaire minimum de même que le coût de la nourriture entre autres.

Une étude commandée en 2014 par l'Association des résidences sans but lucratif et des services aux aînés de l'Ontario avait établi qu'un per diem raisonnable devait être de 59$. Avec les augmentations annuelles d'environ 2% par année, ce montant devrait être de 63$ aujourd'hui.

«C'est certain que 63$, c'est probablement impossible pour les CUPR. Mais il va falloir qu'on commence quelque part. Ce n'est pas avec des augmentations de 1$ par année qu'on va se rendre là», lance Normand Tremblay. 

La directrice du département des services sociaux des CUPR est également d'avis qu'il y a un besoin de financement accru pour les services offerts aux aînés. «On revendique en effet depuis plusieurs années l'aide qu'on devrait apporter à nos aînés. Il y a réellement un besoin», a-t-elle affirmé.

Selon le président des CUPR, Guy Desjardins, le gouvernement provincial a également son rôle à jouer dans le financement des résidences. La province est notamment responsable de la hausse des frais d'exploitation des résidences.

«Si on pense à la hausse des coûts liés aux salaires, l'électricité et un per diem de seulement 2$ pour la nourriture, ce sont tous des problèmes qui sont causés par la province. Il faut se mettre ensemble pour faire du lobby à la province», a indiqué M. Desjardins.

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