Colacem promet de respecter les normes

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La cimenterie que l'entreprise Colacem espère construire à L'Orignal utiliserait entre 35% et 40% moins d'énergie qu'une cimenterie traditionnelle.

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Consciente de l'inquiétude de résidents de L'Orignal, l'entreprise Colacem assure qu'elle emploiera les moyens de production les plus propres qui existent pour l'usine de ciment qu'elle souhaite implanter dans ce village de l'Est ontarien.

En entrevue avec LeDroit, le directeur technique de l'entreprise, Marc Bataille, soutient que la cimenterie de L'Orignal utilisera le coke de pétrole, un combustible dénoncé par des groupes environnementaux comme Greenpeace. 

Ce type d'usine a besoin de sources d'énergie supplémentaires pour fonctionner puisqu'il faut chauffer le produit à très haute température. Cependant, M. Bataille précise que la cimenterie de L'Orignal emploiera un procédé de fabrication à sec qui utilise entre 35% et 40% moins d'énergie qu'une cimenterie traditionnelle.

«En Italie, toutes les cimenteries fonctionnent avec ce combustible et on rencontre les normes européennes. Et puis, avec l'expérience qu'on a en Italie, on l'importe ici.»

Marc Bataille est confiant que l'usine n'aura pas réellement de conséquence sur la qualité de vie des résidents de L'Orignal et des alentours. Il admet cependant que son entreprise n'a pas effectué de recherches sur l'impact de cette industrie sur la santé des populations avoisinantes.

«On se fie vraiment aux normes établies par Santé Canada, ce sont eux qui évaluent les risques plus que nous. En rencontrant les cibles, on prétend que les risques sont acceptables aux yeux de Santé Canada.»

«[Pendant des rencontres avec des citoyens de L'Orignal], les gens m'ont soulevé des rapports de l'EPA - Environmental Protection Agency - aux États-Unis où des cimenteries ont contrevenu à certains règlements. Si on regarde l'entente finale [avec ces usines afin qu'elles respectent les normes], outre l'amende, c'est toutes des mesures qu'on va avoir au jour 1.»

Risques environnementaux

Le directeur technique de Colacem Canada soutient également qu'un dispositif de suivi des émissions atmosphériques sera mis en place. Ces données seront mises à la disposition du gouvernement ontarien qui pourra les consulter à tout moment.

De plus, l'estimation finale des risques environnementaux du projet sera soumise à la province et au Canton de Champlain très prochainement, ajoute M. Bataille.

L'usine de Colacem aura une production beaucoup moins élevée que l'autre projet de cimenterie qui a retenu l'attention au cours des dernières années, soit celui de Port-Daniel en Gaspésie. En moyenne, elle devrait produire quotidiennement 3 000 tonnes de clinker - ingrédient principal dans la préparation du béton - et 1,16 million de tonnes annuellement.

«On a une cimenterie au Québec qui a une capacité qui est plus faible. On veut avoir un peu plu de volume de ventes et développer d'autres marchés comme les États-Unis.»

Environ 125 emplois permanents seraient créés. Ces postes seraient accompagnés de salaires plus élevés que la moyenne régionale, selon Marc Bataille.

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