Grant Crack rencontre les opposants au projet de dépotoir

Le député provincial Grant Crack discute avec Lucie... (Charles-Antoine Gagnon, collaboration spéciale)

Agrandir

Le député provincial Grant Crack discute avec Lucie Régimbald, porte-parole du mouvement d'opposition au projet de dépotoir dans l'est d'Ottawa.

Charles-Antoine Gagnon, collaboration spéciale

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Une trentaine de personnes ont bravé la pluie pour exprimer leur profond désaccord au député provincial de Glengarry-Prescott-Russell, Grant Crack, quant à l'implantation d'un dépotoir proposé par le consortium Taggart Miller, vendredi matin à Clarence-Rockland.

Le Centre de récupération des ressources de la région serait installé près de la communauté de Carlsbad Springs et comprendrait un site d'enfouissement de 10,1 millions de mètres cubes pour les résidus et les matériaux industriels, commerciaux et institutionnels ainsi qu'un centre de recyclage des matières, comme ceux venant des chantiers de construction et de démolition.

Les résidents du secteur est d'Ottawa ont de nombreuses préoccupations concernant la qualité de l'air, les risques de contamination des terres agricoles, des terres humides et des puits de surface par des produits toxiques, ainsi que sur la fragilité du sol où serait situé le centre. Le dépotoir recevrait un maximum de 450 000 tonnes de déchets par année, le tout transporté par camion.

La décision du député libéral de se présenter devant les manifestants pour écouter les doléances des citoyens est un signe encourageant, a indiqué la porte-parole du mouvement d'opposition «Dump this Dump 2», Lucie Régimbald.

«Au moins on sait qu'il nous écoute. On sait aussi qu'il peut avoir une oreille attentive du ministre de l'Environnement, Glen Murray», a indiqué Mme Régimbald. 

Les opposants veulent le rejet du projet par le gouvernement, ou que la proposition du promoteur soit soumise à l'examen du Tribunal de l'environnement. 

«Selon nous, c'est la seule façon d'avoir une chance que les deux côtés puissent être écoutés par un corps indépendant et neutre», a plaidé Mme Régimbald.

Grant Crack a indiqué qu'il tient le ministre de l'Environnement informé des craintes des citoyens de la région. Il précise qu'il respecte les opposants dans leurs démarches et leur quête d'appuis. 

«Je lui ai dit qu'il y a beaucoup d'opposition et que j'étais là pour appuyer les gens dans ma région. Comme député provincial, je comprends leurs préoccupations. Il n'y a personne dans la province qui veut un dépotoir dans sa cour. J'appuie le processus (d'examen du projet) en place, mais j'appuie aussi les citoyens de ma région», a expliqué le député libéral provincial.

La fin de la période de consultation publique concernant l'examen du ministère de l'Environnement sur l'évaluation environnementale du projet est le 20 mai. Gary Wheeler, porte-parole du ministère, a indiqué que le promoteur aura ensuite l'occasion de répondre aux commentaires exprimés durant la consultation publique.

Le Centre serait situé sur un site de 455 acres délimité par les chemins Boundary, Frontier et Devine, près de l'autoroute 417, dans Cumberland. Taggart Miller affirme que son projet verrait l'injection de 400 millions $ dans l'économie de la région, qu'il y aurait de 80 à 100 employés pour assurer l'exploitation du site après la construction.

Des membres du mouvement d'opposition feront une présentation devant le comité de l'Environnement de la Ville d'Ottawa, mardi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer