Dylan veut revenir à la maison après une chute de 70 pieds

Marjolaine Boucher en compagnie de son fils Dylan... (Courtoisie)

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Marjolaine Boucher en compagnie de son fils Dylan White.  L'état du jeune homme s'améliore avec le temps, mais il devra vivre avec des séquelles pour le reste de ses jours.

Courtoisie

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On fait tous des bêtises de jeunesse. Celle de Dylan White, de Hammond dans l'Est ontarien, l'a marqué à jamais.

La vie du jeune homme de 20 ans a basculé dans la nuit du 7 juin 2015. En compagnie de deux amis, Dylan a monté sommet d'un silo à grain. En tentant de redescendre, il a perdu pied, faisant une chute dans le vide de près de 70 pieds. 

Ses parents, Marjolaine Boucher et John White, ont été tirés de leur sommeil par un appel téléphonique, les informant de l'horrible accident. Leur fils venait d'être transporté d'urgence à l'hôpital d'Ottawa.  «Quand je l'ai vu après l'accident, je n'avais pas beaucoup d'espoir qu'il passe la nuit», raconte la mère de Dylan, Marjolaine Boucher.

La liste de blessures de Dylan était longue: traumatismes cérébral et cervical, multiples fractures aux côtes, aux os du bassin, aux omoplates, au nez et à la cavité orbitaire entourant l'oeil. Le choc à la tête a été tel qu'on a dû lui retirer temporairement un morceau de crâne, en raison de l'inflammation.

Malgré le lourd bilan de santé, le coeur du jeune homme de Hammond a continué de battre.

«C'est une personne très forte mentalement. Il ne s'est pas laissé aller», raconte Mme Boucher.

Les dommages physiques sont toutefois considérables. Aujourd'hui, Dylan ne peut ni marcher ni parler. Il est toutefois conscient de son entourage et communique en clignant des yeux et en levant le pouce. Il se nourrit à l'aide d'un tube d'alimentation.

«Dylan est un jeune homme sympathique, avec un grand coeur, qui a toujours été apprécié de son entourage. Il n'avait pas peur du travail», raconte sa mère.

Le 8 mars dernier, Dylan a été transféré au centre Hamilton Health Sciences Center où il suivra un programme de réadaptation pendant trois mois. Grâce à de l'équipement spécialisé, il peut bouger les bras et les jambes.

«Il fait les choses qu'on lui demande, mais ça lui prend du temps à répondre, explique Mme Boucher. Il a plus de force du côté gauche que du côté droit, soit le côté de l'impact. Son état s'améliore, mais il y aura des séquelles pour le reste de ses jours.»

Voeux d'un retour à la maison

Marjolaine Boucher et son conjoint aimeraient accueillir leur fils à la résidence familiale. Ce retour présente cependant des défis pour la famille.

«On aimerait qu'il puisse demeurer avec nous. Mais il faut adapter une chambre pour ces besoins. Il y a des rénovations qui doivent être faites», explique Mme Boucher.

Des amis de Dylan ont créé une page sur le site Go Fund Me (www.gofundme.com/e2ghsy3g), afin d'amasser 20 000 $ pour faciliter son retour à la maison. Un peu plus de 11 000 $ ont été amassés en l'espace de trois mois.

Le Club optimiste de Saint-Pascal-Baylon met également la main à la pâte, en organisant un souper spaghetti suivi d'une soirée karaoké, le 15 avril, au centre communautaire Ronald Lalonde. Pour plus d'informations sur la soirée, composez le 613-227-9343.

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