Réserve d'agrégat: Alfred-Plantagenet part en guerre

Le maire d'Alfred-Plantagenet, Fernand Dicaire... (Martin Brunette, LeDroit)

Agrandir

Le maire d'Alfred-Plantagenet, Fernand Dicaire

Martin Brunette, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Après des résidents, c'est au tour du canton d'Alfred-Plantagenet de partir en guerre à la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO), au sujet de l'identification de la réserve d'agrégat à l'escarpement de Jessup's Falls.

Rappelons que les maires des CUPR ont retiré l'escarpement de Jessup's Falls du Plan officiel des Comtés unis, en août dernier, après avoir obtenu l'avis d'experts sur la fragilité du sol de ce secteur. La province n'en a pas tenu compte et l'a réintroduit dans le plan.

«Les membres du conseil d'Alfred-Plantagenet et moi considérons que de la construction de bâtiments dans ce secteur présente un grand risque que la municipalité ne peut pas gérer. Nous avons une responsabilité chaque fois qu'on délivre un permis de construction», a souligné le maire Fernand Dicaire, évoquant notamment la présence d'une centaine de puits.

Le maire ajoute que contrairement à ce que peut penser la communauté, le but de l'exercice n'est pas d'empêcher l'établissement d'une usine d'asphalte, qui serait permis selon le nouveau Plan officiel, mais bien de protéger un secteur potentiellement fragile.

«Je suis d'avis que la gestion du risque n'a pas été bien faite», a-t-il fait valoir.

Fernand Dicaire dit craindre les répercussions lorsque la municipalité sera approchée pour un changement de zonage.

Un prix à payer

Quant aux sommes que la municipalité devra débourser pour un éventuel combat devant les tribunaux, le maire d'Alfred-Plantagenet précise que peu importe la tournure des événements, il y aura un prix à payer.

«Soit on paye la note maintenant ou paye plus tard pour corriger des situations qui peuvent arriver si de la construction a lieu dans le secteur.»

Contrairement au canton d'Alfred-Plantagenet, le conseil des CUPR a décidé de ne pas en appeler de la décision de la province, en raison des coûts potentiellement élevés.

«C'est de valeur que les maires aient décidé du fait que ce n'est pas aux Comtés unis de contester ça à cause des coûts, estime M. Dicaire. En ce qui me concerne, la protection de l'environnement n'a pas de prix.»

Nouvelle convention collective aux CUPR

Le conseil des Comtés unis de Prescott Russell (CUPR) et le local 2828 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont ratifié une nouvelle convention collective jeudi.

L'entente d'une durée de 5 ans prévoit des hausses salariales de 1,9% par année en 2016 et 2017, ainsi que de 1,8% par année en 2018, 2019 et 2020.

Le local 2828 compte 61 membres, soit des employés des départements des services sociaux, du développement économique et touristique, de l'urbanisme et la foresterie, ainsi que des travaux publics.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer