La mobilité de la main d'oeuvre agace des maires des CUPR

Le dossier de la mobilité de la main-d'oeuvre a été le centre d'une discussion... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le dossier de la mobilité de la main-d'oeuvre a été le centre d'une discussion entre les maires des Comtés de Prescott et Russell (CUPR), lors de la réunion mercredi.

La mairesse de Hawkesbury Jeanne Charlebois a adressé la question au directeur des travaux publics, Marc Clermont, afin de faire le point sur le règlement actuellement en vigueur concernant les entrepreneurs hors province.

Selon M. Clermont, les critères d'admissibilité des entrepreneurs du Québec ont changé durant les dernières années.

«Il y a eu des discussions avec les gouvernements à l'époque et les entreprises du Québec devaient se conformer à certains règlements comme s'enregistrer auprès de la province, etc. Depuis ce temps-là je pense que les critères ont été diminués. Ce qu'on me dit c'est qu'il est plus facile pour les entreprises du Québec de venir travailler en Ontario comparativement aux entreprises ontariennes», a souligné M. Clermont.

La discussion concernant les entrepreneurs de l'extérieur découlait de l'attribution d'un important contrat à une compagnie du Québec. Il s'agit du contrat pour la réfection du pont de la 7e concession, situé dans le canton de Hawkesbury-Est. Le contrat a été accordé à l'entreprise Excavation Loiselle, de Salaberry-de-Valleyfield, au Québec, pour un montant de 1,56 millions $.

Pour sa part, le maire du canton de Hawkesbury-Est, Robert Kirby, avoue qu'il aurait aimé voir une entreprise locale remporter le contrat.

«Je n'ai rien contre la compagnie qui a remporté le contrat, j'ai de la misère à donner du travail à une entreprise de l'extérieur alors que j'ai des entrepreneurs locaux établis», a affirmé M. Kirby.

Il s'agit d'une situation qui a longuement été discutée par le passé selon le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien. La loi ne permet ni aux Comtés unis, ni aux municipalités, d'accorder une préférence à une entreprise soumissionnaire même si celle-ci est locale ou basée en province.

«Il y a plusieurs difficultés à encourager le local versus les entreprises de l'extérieur. Entre autres, si on favorise le local, à ce moment les entrepreneurs de l'extérieur ne répondront pas aux appels d'offres, explique M. Parisien. Aussi, si on favorisait une entreprise locale qui propose un prix plus élevé que l'entreprise qui a remporté l'appel d'offres on s'expose évidemment à des poursuites judiciaires couteuses», a-t-il prévenu.

Selon sa politique d'approvisionnement, les CUPR doivent publier des appels d'offres lorsque le montant à dépenser dépasse 50 000$. Les dépenses excédant 10 000$ doivent toutefois être accompagnées de trois soumissions écrites.

«Dans la mesure où on est capable d'éviter de se conformer à la politique parce que le montant d'argent qu'on doit dépenser est minime, on le fait à presque totalité nos achats de façon local dans Prescott et Russell. Quand on est capable de faire la dépense localement, on le fait», d'ajouter le directeur général.

Pour sa part, la mairesse Jeanne Charlebois espère malgré tout que l'échange de main-d'oeuvre est équitable avec la province voisine.

«C'est une question d'équité. Quand on parle de faire des affaires, j'espère que c'est équitable pour les entreprises de l'Ontario et celles du Québec», a affirmé Mme Charlebois.

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