La pénurie de main d'oeuvre cause des pertes aux agriculteurs

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La tâche de recruter les agriculteurs de demain demeure un enjeu de tous les instants auquel sont confrontées les fermes aujourd'hui. Or le défi de la main-d'oeuvre agricole continue d'avoir des répercussions importantes sur les revenus annuels des agriculteurs.

Selon des chiffres du Conseil canadien des ressources humaines en agriculture (CCRHA), les pertes annuelles de revenus pour les agriculteurs canadiens, du secteur primaire, dues à des postes non comblés s'élèvent à 1,5 milliard $, ce qui représente 3% de la valeur des ventes et de la production totale de l'industrie.

Pour le directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), Simon Durand, plusieurs raisons expliquent ce manque de travailleurs, dont la plus simple est la décroissance démographique.

«On peut regarder le phénomène du vieillissement de la population de même que le taux de dénatalité. Il y a un bassin de population active de moins en moins grand. À cela on ajoute le facteur d'urbanisation. Il y a de plus en plus de main-d'oeuvre qui va migrer vers les centres urbains», a souligné M. Durand.

Les agriculteurs se tournent souvent vers les travailleurs étrangers ou, selon leurs moyens, investissent dans l'automatisation. Il n'en demeure pas moins que le besoin de main-d'oeuvre qualifiée continue de croître.

Selon les chiffres du CCRHA, l'écart entre la demande de main-d'oeuvre et le nombre des travailleurs au Canada se chiffre à environ 59 000. D'ici dix ans, ce nombre pourrait grimper à plus de 114 000.

Cette pénurie force notamment des entreprises agricoles à laisser passer des occasions de croissance et d'expansion ou à avorter le transfert de fermes parce qu'il n'y a pas de relève pour l'entreprise.

«Un manque de main-d'oeuvre peut avoir une énorme conséquence que le consommateur ne verra pas nécessairement parce que son produit va toujours être disponible sur les tablettes. Cependant, c'est un produit importé avec des conditions environnementales et des normes de production qui sont en vigueur à l'étranger et non au Canada», d'ajouter le directeur général de l'UCFO.

Le rôle du Collège d'Alfred

Il va sans dire que tous les moyens sont bons pour parer au manque de main-d'oeuvre.

Selon le directeur général de l'UCFO, le Collège d'Alfred (maintenant l'Institut de formation et de recherche et agroalimentaire du collège La Cité), est un des outils susceptibles de limiter l'impact de cette rareté de travailleurs.

   «C'est un des outils dont on dispose pour attirer et former une main-d'oeuvre qualifiée. Nous avons notre maison d'enseignement agricole, il s'agit juste de mettre les efforts et l'énergie nécessaire pour assurer son bon développement», fait valoir Simon Durand.

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