Projet d'usine de traitement des égoûts mis au rancart à Limoges

Le conseiller municipal de la municipalité de La... (Martin Brunette, LeDroit)

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Le conseiller municipal de la municipalité de La Nation, Marcel Legault, estime que les études sur le projet d'usine doivent cesser.

Martin Brunette, LeDroit

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Le projet de construction d'une nouvelle usine de traitement des égouts à Limoges restera vraisemblablement sur les tablettes à la municipalité de La Nation. Le dossier est revenu à la table du conseil, lundi, alors qu'une somme de 18 000 $ était exigée pour un rapport final du projet.

«Avons-nous l'intention de continuer avec ce projet-là?», a questionné le conseiller Marcel Legault. «Pourquoi payer pour achever un rapport qui va demeurer sur les tablettes», d'ajouter le conseiller.

Rappelons qu'en début d'année, la municipalité avait obtenu la mauvaise nouvelle qu'elle ne recevrait pas la somme de 10 millions $ des gouvernements fédéral et provincial pour aller de l'avant avec le projet évalué à 15 millions $.

La municipalité se retrouve dès lors avec un projet incomplet qui a occasionné un investissement de plus de 3 millions pour une étude environnementale et un plan de l'usine.

«Avec tout l'argent qui a déjà été investi, on devrait déjà avoir un rapport final», a lancé le conseiller Francis Brière.

C'est que toutes les études portant sur le projet d'usine de traitement d'eaux usées avaient été stoppées après que la municipalité ait appris qu'elle n'obtiendrait pas les fonds des gouvernements. La question était maintenant de savoir si une étude complète est justifiée.

«Si on sait déjà qu'on n'a pas la capacité de payer pour ce projet-là, on ne devrait pas ajouter un 18 000 $ de plus», a fait valoir Marcel Legault.

De son côté, le conseiller Brière a déploré le fait que les études n'ont mené qu'à une option.

«C'est là où le bât blesse. Il n'y avait qu'une option sur la table au lieu d'une liste d'options. L'argent aurait pu servir à autre chose», a souligné M. Brière.

Leçon apprise

Le conseil a également appris une autre leçon, soit qu'un projet ne devrait pas être tributaire des subventions des gouvernements.

«On le redit toujours que les octrois des gouvernements sont comme des loteries. Ce n'est pas croyable qu'on ait fait toutes les démarches pour se faire dire qu'on n'aura pas de subvention», a souligné la directrice générale, Mary McCuaig.

À la fin, le conseil demande que l'achèvement du rapport soit effectué gratuitement.

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