Green Valley se souvient du Règlement XVII

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Jean-Baptiste Ménard était un des commissaires scolaires qui s'étaient opposés à l'application du Règlement XVII.

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Nombreuses sont les voix qui se sont levées contre l'adoption, en juin 1912, du Règlement XVII qui interdisait l'enseignement et l'utilisation du français dans les écoles.

C'est à ce moment qu'une des premières vagues de résistance naît dans un petit village de l'Est ontarien, Green Valley, qui défie le règlement en établissant la première école libre pour y enseigner en français.

C'est pour souligner les efforts des gens de l'époque que le village procédera au dévoilement de plaques commémoratives le 25 juin. 

Un comité travaille d'arrache-pied depuis maintenant près d'un an afin de commémorer cet événement historique et honorer ceux qui ont lutté dans le cadre d'une grande fête portant le nom de Grand Rassemblement.

Le comité du Grand Rassemblement est formé à majorité de descendants d'opposants au règlement. Il s'agit d'Yvon Ménard, Pierrette (Ménard) Thibaudeau et Vivian (Ménard) DaPrato, descendants de leur grand-père Jean-Baptiste Ménard, commissaire d'école. À ceux-ci s'ajoute également Jeannine Deschamps, parente de Florence Quesnel, enseignante à l'époque. 

Le comité accueille également Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé, auteur du livre John et le Règlement XVII.

Dans la foulée des excuses provinciales pour le Règlement XVII, le comité a également tenu à accepter les excuses présentées par la première ministre Kathleen Wynne.

Défier le règlement

Le Règlement XVII signifiait la fin de l'école bilingue du village de Green Valley. Afin de protéger l'enseignement en français, la communauté établit sa propre école en 1912. Trois commissaires d'école Jean-Baptiste Ménard, Médéric Poirier et Emery Ouimet sont alors en poste. 

Ils embauchent d'abord Léontine Sénécal pour l'enseignement du français. La commission scolaire est dès lors dénoncée à la justice par un contribuable anglophone. Par la suite, les commissaires embauchent une nouvelle enseignante bilingue, Florence Quesnel. 

Encore, les commissaires Médéric Poirier et Jean-Baptiste Ménard sont mis à l'amende pour avoir versé un salaire à Mme Quesnel pour qu'elle enseigne le français. Les commissaires refusent alors de payer l'amende préférant plutôt la prison.

L'incident soulèvera la colère de parents francophones et de plusieurs autres opposants. L'école libre du Sacré-Coeur de Green Valley ouvre ses portes en 1916.

C'est en juin de cette même année que le premier Grand Rassemblement de Green Valley a lieu pour souligner le fait que l'enseignement du français serait «toléré». La population, des représentants de divers organismes et les médias s'étaient rassemblés pour fêter l'occasion.

Les francophones de la région devaient malgré tout continuer de payer des taxes au seul système scolaire reconnu, soit le système anglophone. Les francophones devaient également payer de leurs poches les dépenses pour leur nouvelle école.

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