15 000 km pour vivre l'extraordinaire

Jonathan Roy quittera le pays le 20 mars... (Courtoisie)

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Jonathan Roy quittera le pays le 20 mars prochain.

Courtoisie

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Plusieurs ont certainement rêvé un jour de laisser tout derrière et sortir de leur routine. Jonathan Roy, lui, a décidé de cesser de rêver et de partir à l'aventure.

Dès le 20 mars, il s'envolera vers l'Angleterre pour ensuite enfourcher son vélo pour un périple d'environ 15 000 km qui l'amènera au Vietnam. L'aventure doit s'étaler sur un an.

Le résident de L'Orignal, âgé de 30 ans, a d'ailleurs annoncé qu'il quittera, le 18 mars prochain, ses fonctions comme directeur des ressources humaines aux Comtés unis de Prescott et Russell, après cinq années, pour vivre son rêve.

«C'est un rêve que je caresse depuis quelques années. On sait tous de façon personnelle que la vie est courte et si on a des rêves à réaliser, il faut les faire quand on a la santé et le temps. Il n'y a jamais un meilleur moment de le faire», a souligné M. Roy.

Celui-ci quittera seul à vélo trainant son équipement essentiel de camping. Il traversera l'Europe et l'Asie visitant sur son passage quelque 22 pays tout en documentant ses aventures à l'aide de photos et de vidéos.

Aucune date précise d'arrivée n'est établie. Il compte parcourir environ 1400 km par mois en s'arrêtant régulièrement. Seul le trajet est identifié.

«Je n'ai pas d'arrêts spécifiques. Je planterai ma tente dans un endroit inconnu et sauvage chaque soir.

«Je vais voir des paysages aussi différents les uns que les autres. En même temps, je devrai me préparer à des températures oscillant entre -20 et 50 degrés Celcius».

Le goût d'explorer

En 2010, Jonathan Roy prend d'abord le goût de voyager en s'inspirant de voyage d'autres cyclistes ayant parcouru la planète.

«Ça fait plusieurs années que je voyage. Au début, je voyageais avec des amis et graduellement j'ai commencé à faire des voyages seul et plus loin. J'ai fait des voyages sans vraiment savoir ce qui m'attendait. Maintenant, je voulais faire quelque chose d'un peu plus exceptionnel, et d'en faire un projet», explique-t-il.

Durant son périple, il compte approcher des gens en leur posant différentes questions. Entre autres, il demandera au gens des conseils de vie. «Je suis vraiment curieux de savoir ce que les gens vont me répondre», d'ajouter M. Roy.

Son projet se nomme Le bon monde. Un des objectifs est de démontrer que malgré ce qu'on peut lire ou entendre ou voir, la planète est peuplée de bonnes personnes.

«On me demande toujours si j'ai eu peur dans mes voyages précédents. C'est pourquoi avec mon voyage je veux démontrer d'une certaine façon que le monde n'est pas une place dangereuse, du moins, pas plus qu'ici».

Les gens peuvent d'ailleurs suivre le parcours de Jonathan sur le Web.

La vie est courte

Ce qui ajoute au désir de Jonathan Roy de vivre son rêve et la simple notion que la vie est courte.

C'est ce qu'il a constaté à la suite du décès de sa mère, à l'été 2012, à l'âge de 55 ans.

«Ça m'a fait réaliser qu'on ne sait vraiment pas combien de temps nous avons sur cette terre, ou si notre état de santé changera du jour au lendemain. Moi je dis, si t'es capable de le faire, fais-le», a souligné M. Roy.

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