La violence sexuelle en hausse dans les CUPR

La Dre Suzanne Fillion est directrice au développement... (Martin Brunette, LeDroit)

Agrandir

La Dre Suzanne Fillion est directrice au développement stratégique et à l'intégration de l'Hôpital général de Hawkesbury.

Martin Brunette, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les cas de violence conjugale et d'agressions sexuelles ne cessent d'augmenter dans la région de Prescott et Russell.

C'est le sombre portrait brossé par la Dre Suzanne Filion, conférencière invitée au premier Déjeuner des maires contre la violence, tenu jeudi à Hawkesbury devant un parterre d'élus et de chefs de file de la communauté.

En 2014, 104 cas d'agressions à caractère sexuel ont été dénoncés aux autorités dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR). Cette année, en date du 3 décembre, déjà 107 cas d'agressions ont été rapportés.

«Ce n'est pas un chiffre qu'on veut voir augmenter», explique la Dre Filion, directrice au développement stratégique et à l'intégration de l'Hôpital général de Hawkesbury. «Si on pense que seulement 10% des victimes rapportent, ça veut dire qu'on aurait plus de 1000 cas d'agressions à caractère sexuel.»

En moyenne, chaque cas d'agression touche indirectement 20 personnes dans l'entourage de la victime. Bien qu'à l'échelle du pays le taux d'agression entre adultes ait diminué, ce n'est pas le cas pour les CUPR, selon Dre Fillion. Chez les enfants de la région, les cas d'agressions à caractère sexuel rapportés ont augmenté de 6% en 2015.

«Pour arriver à diminuer le nombre de cas, selon moi, ça passe par notre attitude, dit-elle. Il faut commencer à en parler.»

Un centre de traitement

L'idée d'un centre de traitement des victimes d'agression sexuelle à l'Hôpital général de Hawkesbury a également été soulevé. Plusieurs demandes de subvention ont été faites en ce sens au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario.

Il en coûterait environ 300 000$ par année pour faire offrir le service par des employés certifiés dans l'administration de la trousse médicolégale. Cette dernière peut être utilisée comme preuve en cour.

«Quand quelqu'un qui vient de subir une agression sexuelle se présente chez nous (à l'Hôpital général de Hawkesbury), nous ne pouvons pas l'aider à poursuivre son agresseur. Il faut envoyer les victimes, souvent dans une voiture de police, vers les services qui sont offerts à Ottawa et à Cornwall», a déploré la Dre Fillion.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer