Les CUPR pourraient réglementer la coupe à blanc

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Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, souhaite qu'une réglementation soit mise en place afin de mieux encadrer la coupe à blanc.

Martin Brunette, LeDroit

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Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) souhaitent mieux encadrer la coupe à blanc sur leur territoire.

La problématique a été soulevée dans le cadre d'une présentation du directeur de l'urbanisme et de la foresterie, Louis Prévost, portant sur le couvert forestier sur le territoire.

Une étude menée entre 2008 et 2014 démontre que le couvert forestier des CUPR a diminué d'un peu plus de quatre pour cent, passant de 29 à 25% approximativement. Cela représente environ 2900 hectares de forêt qui ont été perdus durant les six dernières années. Le ministère de l'Environnement et de l'action en matière de changement climatique de l'Ontario préconise un couvert forestier de 30% pour une région donnée.

«Je ne crois pas qu'on va se rapprocher du 30%. Ce qu'on perd aujourd'hui, j'ai beaucoup de difficulté à croire qu'on va être capable de le récupérer. Il s'agit de trouver des façons de protéger le plus possible ce qu'on a», a fait valoir M. Prévost.

Selon l'étude, la majeure partie des coupes qui ont été réalisées sur le territoire ces dernières années ont pour cause l'expansion des terres agricoles.

«On accuse souvent le défrichage des terres agricoles, mais c'est un peu normal parce que lorsqu'on défriche pour des terres agricoles, on parle de grandes étendues», d'ajouter M. Prévost.

La question du déboisement a maintes fois été abordée à la table du conseil des CUPR, notamment par le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Guy Desjardins. Celui-ci souligne avoir été témoin des effets néfastes de la coupe à blanc dans sa municipalité.

«Il y a des endroits qui ont été défrichés par des compagnies dans notre municipalité, et aujourd'hui, ça ressemble à un champ de guerre. Ils ont tout coupé. On devrait avoir un moyen de ralentir la coupe à blanc parce qu'on pourrait avoir des problèmes plus tard», a insisté M. Desjardins. «Il ne serait pas question d'arrêter la coupe à blanc complètement, mais au moins d'avoir un règlement pour mieux l'encadrer», a-t-il poursuivi.

Le comité d'urbanisme et foresterie se penchera sur des solutions afin de mieux encadrer les coupes à blanc et éviter leurs effets potentiellement néfastes sur l'environnement, l'infrastructure et le paysage environnant.

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