Les éoliennes ne sont plus les bienvenues à La Nation

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Des adeptes du mouvement Sauvons La Nation ont accueilli la décision du conseil par des applaudissements, lundi.

Martin Brunette, LeDroit

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Après avoir obtenu la désignation de communauté non consentante aux éoliennes, le mouvement Sauvons La Nation a remporté une autre victoire dans sa lutte contre la construction de deux parcs éoliens à Saint-Isidore et à Saint-Bernardin.

Les applaudissements d'une trentaine d'adeptes du mouvement ont retenti, lundi, lorsque le conseil municipal de La Nation a décidé de résilier toutes les résolutions appuyant les projets adoptés précédemment.

La résolution a été proposée par la conseillère du quartier 1, Marie-Noëlle Lanthier, qui représente entre autres le village de Saint-Bernardin. Celle-ci a souligné le fait que les membres du conseil sont bombardés de courriels et d'appels téléphoniques à ce sujet depuis quelque temps.

«Après avoir consulté les résidents de mon quartier, je dirais que plus de 80% d'entre eux sont définitivement contre le projet d'éoliennes. Je me dois donc de les représenter et d'apporter leurs voix au conseil. Ils ne se disent pas prêts à attendre plus longuement pour retirer les résolutions», a affirmé la conseillère.

Celle-ci demandait au départ aux citoyens de patienter pour permettre à la municipalité d'obtenir un avis juridique sur la légalité d'annuler ces résolutions et, plus particulièrement celle autorisant la signature d'une entente de bénéfice communautaire avec le groupe EDF.

Le conseil a récemment obtenu un avis juridique de son avocat qui stipule que la municipalité pourrait s'exposer à une poursuite judiciaire.

Selon l'avocat, la municipalité serait liée par contrat à la compagnie EDF Énergies Nouvelles Canada Développement pour le projet de parc éolien à Saint-Isidore.

«Selon nos discussions et après avoir revu les documents, nous ne sommes pas en mesure d'aviser la municipalité qu'elle peut annuler sa résolution d'appui sans risque d'être tenue responsable», mentionne l'avis juridique. La responsabilité comporte entre autres la perte de profits occasionnée.

Le maire de La Nation, François St-Amour admet qu'il y a un certain risque d'annuler la résolution. Il doute cependant que La Nation soit traînée devant les tribunaux pour un tel projet.

«S'ils font ça, ils devront répondre devant toute la province. S'ils veulent jouer les bourreaux, ils auront de la difficulté à suggérer des projets dans d'autres communautés. Je ne crois pas que ce serait à leur avantage», a affirmé François St-Amour.

De son côté, le conseiller Marc Laflèche est d'avis que les citoyens favorables aux projets devraient également avoir la chance de s'exprimer.

«J'aimerais donner la chance au coureur de chaque côté, les gens contre les éoliennes ont eu leur chance de parler. Je crois que pour être juste, il faudrait donner la chance aux gens de l'autre côté de venir parler aussi», a affirmé M. Laflèche.

Le maire a répliqué qu'au contraire, les groupes en faveur des projets avaient amplement eu l'occasion de se faire entendre. «Ce n'est pas du jour au lendemain. Ça fait trois ans qu'on discute de ces projets.»

Au moment du vote, seul le conseiller Marc Laflèche s'est opposé à la résolution.

Il est à noter également qu'une présentation par la compagnie EDF Énergies Nouvelles est prévue lors de la réunion du 26 octobre.

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