Éoliennes: les associations agricoles en terrain neutre

Les agriculteurs de l'Est ontarien sont divisés sur... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les agriculteurs de l'Est ontarien sont divisés sur la question du développement de parcs éoliens.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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Alors que le mouvement Sauvons La Nation, qui s'oppose à l'installation d'éoliennes à Saint-Isidore et à Saint-Bernardin, gagne du terrain dans l'Est ontarien, les associations agricoles restent sur leurs gardes en adoptant une position neutre.

À l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), le mot d'ordre reste la vigilance. Il n'est pas question, du moins pour l'instant, de prendre position dans le dossier, selon le directeur général de l'UCFO, Simon Durand. Il constate que le dossier des éoliennes en est un qui divise les agriculteurs.

«L'UCFO ne prend pas position par rapport à ce dossier, a-t-il souligné. Les projets de parcs éoliens ont toutefois fortement mobilisé plusieurs de nos membres.»

L'assemblée publique organisée le 5 août dernier par le mouvement Sauvons la Nation a attiré près de 500 personnes. Et le 10 août, près de 200 personnes assistaient à une séance du conseil municipal de La Nation. Les élus ont alors retiré leur appui aux projets d'éoliennes prévus à St-Isidore et St-Bernardin.

«Il faut comprendre qu'il y a cependant dans le lot des agriculteurs qui sont pour le projet et des agriculteurs qui sont contre. Donc, pour nous à l'UCFO, ce n'est pas une position tranchée et définitive», a indiqué M. Durand.

Simon Durand a cependant affirmé que l'Union des cultivateurs a déjà pris position dans le passé contre un projet d'énergie verte, celui du projet d'un parc de panneaux solaires à Saint-Isidore.

«Il y a eu ce projet à Saint-Isidore qui a consommé beaucoup de terrain agricole. On était contre parce qu'il était question de l'utilisation de beaucoup de terrain agricole à des fins non agricoles», a précisé M. Durand.

Pour ce qui est des éoliennes, il s'agit d'un dossier plus complexe, selon le directeur général de l'UCFO, parce qu'il n'est pas nécessairement question d'une perte importante d'un terrain agricole. Il est plutôt question des effets sur le territoire qui vont au-delà du terrain sur lequel l'éolienne est implantée.

«Chaque éolienne va avoir un impact sur un territoire assez grand. Mais encore, nous ne sommes pas des experts en santé donc on ne peut pas se prononcer sur cet impact sur la santé humaine et autres effets.»

Idem pour la FAO

Le même son de cloche est entendu du côté de la Fédération des Agriculteurs de l'Ontario (FAO) alors que l'organisation qui représente les agriculteurs garde un oeil sur l'évolution du dossier des éoliennes.

«Comme vous pouvez l'imaginer, il y a plusieurs opinions par rapport à différents volets sur les parcs éoliens dans la communauté agricole. Notre rôle à la Fédération, c'est de fournir le plus de renseignements par rapport aux parcs éoliens et ce qu'un contrat d'installation signifie pour un agriculteur», a fait savoir Danielle Lefebvre, représentante des membres pour les Comtés unis de Prescott, Russell, Glengarry et Stormont.

Elle ajoute qu'il ne revient pas à la Fédération d'encourager ou de décourager un agriculteur qui souhaite s'engager dans un contrat. «Ce n'est pas notre travail de le faire», a souligné Mme Lefebvre.

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