La «loterie» des subventions pose problème

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Des représentants de différentes sphères d'activités ont pris part à des discussions sur les infrastructures à Casselman.

Martin Brunette, LeDroit

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Le processus d'attribution des subventions provinciales s'apparente parfois à une loterie, ont déploré jeudi les participants à des consultations sur les infrastructures de l'Est ontarien.

Plusieurs représentants et élus municipaux, dont les huit maires des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR), ainsi que des représentants des secteurs de la santé et de l'agriculture, ont pris part aux échanges tenus à Casselman.

Il s'agissait de la quatrième de cinq rencontres visant à établir les besoins et les priorités de la région en matière d'infrastructures. Un plan à long terme doit ensuite être élaboré.

Quand on a un projet d'infrastructure, « on remplit un formulaire de demande de subvention et on se croise les doigts pour que notre nom soit tiré au sort », a souligné Marc Clermont, directeur des travaux publics au CUPR. « Il serait plus avantageux d'avoir un financement prévisible chaque année pour mieux planifier le budget, quitte à obtenir moins d'argent. »

La directrice des finances à l'Hôpital Glengarry Memorial, Linda Ramsay, a elle aussi dénoncé l'imprévisibilité des projets retenus. Elle a d'ailleurs tenu à souligner que la façon de faire de la province entraîne souvent des dépenses inutiles pour les municipalités, hôpitaux et autres organismes qui désirent investir.

« Il faut payer les coûts pour les études d'ingénieurs, et d'autres dépenses, pour un projet qui ne verra peut-être même pas le jour à court terme. Et il faut souvent refaire ces études par la suite. Il faudrait que la province inclue ces coûts dans les subventions », a fait valoir Mme Ramsay.

Des défis démographiques

Le caractère rural et la faible densité démographique des régions de Glengarry, Prescott et Russell a également été soulevé.

« Dans l'attribution de subvention, il faudrait s'appuyer sur autre chose que sur la démographie. Il faut penser au retour sur l'investissement, soit le développement économique et la création d'emploi », a souligné Helen Collier, directrice générale de Clarence-Rockland, citant en exemple l'élargissement de la route 17/174, un dossier qui piétine.

Les commentaires recueillis lors de ces consultations aideront la province à déterminer comment répartir les 11,5 milliards $ à investir hors de Toronto et Hamilton.

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