Le projet d'usine d'asphalte se rapproche des tribunaux à Plantagenet

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La salle était bondée mercredi lors de la réunion des Comtés unis de Prescott-Russell.

Martin Brunette, LeDroit

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Un combat judiciaire semble se profiler à l'horizon au sujet du projet d'une usine d'asphalte que souhaite établir l'entreprise PB Paving, à Plantagenet. Le dossier figurait à l'ordre du jour de la réunion des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR), mercredi, alors que la salle était bondée de gens dont la plupart étaient venus signaler leur désaccord.

Le 14 avril dernier, le comité d'urbanisme et foresterie des CUPR proposait de retirer du Plan officiel la désignation de zone de ressource d'agrégats du site envisagé pour le plan d'asphalte, à l'escarpement de Jessup's Falls. Cette modification rendrait le terrain inadéquat pour l'exploitation d'une usine d'asphalte. Cette recommandation du comité irait cependant à l'encontre de celle faite par l'urbaniste des CUPR, Louis Prévost, comme l'a précisé d'entrée de jeu hier l'avocate représentant PB Paving Ltd, January L. Cohen, de la firme Soloway Wright. « Nous vous exhortons de prendre une décision qui est en accord avec toutes les études menées et l'expertise fournie. Je ne veux pas faire des menaces, mais si la désignation de zones d'agrégats n'est pas appliquée, mon client (PB Paving) sera forcé de faire appel à la Commission des affaires municipales de l'Ontario », a souligné Mme Cohen.

Faire face à l'éventualité

Pour le promoteur du projet Pierre Bernard, il s'agit d'une éventualité à laquelle il se dit prêt à faire face. Il maintient cependant que son projet est encore loin d'une première pelletée de terre.

« Je comprends qu'il y a des inquiétudes pour la pollution, etc. Il y a encore beaucoup d'études à faire, que ce soit des études hydrologiques ou autres, avant que le projet ne se réalise. Il va falloir prouver qu'on peut opérer une usine d'asphalte de façon sécuritaire »

Un opposant au projet, Roch Cyr, a pris la parole en évoquant principalement la vulnérabilité possible de la nappe phréatique et la fragilité du sol rocheux dans le secteur. Alors que le projet de l'usine est appuyé par une étude fournie par la firme Stantec, Roch Cyr a évoqué l'étude menée par la firme Morrison-Hershfield qu'il a lui-même commandée. « L'étude indique entre autres que la zone en question devrait être désignée comme une zone au lit rocheux instable », a déclaré M. Cyr.

Une autre opposante, Suzanne Lavoie, demande au conseil des CUPR de retirer la désignation de réserve d'agrégat du site de Jessup's Falls, et ce, jusqu'à la prochaine révision du Plan officiel des CUPR, dans cinq ans. « Je crois que cinq ans nous permettront de prendre une décision éclairée et non précipitée », a recommandé Mme Lavoie.

Elle estime que les études ne tiennent pas compte du caractère unique de l'escarpement de Jessup's Falls, « un attrait unique au même titre que la Forêt Larose ou la tourbière d'Alfred ».

Les maires des Comtés unis se pencheront sur les recommandations du comité d'urbanisme et foresterie lors de sa prochaine réunion, le 27 mai. Le Plan officiel, lui, doit être présenté au début du mois de juin pour être adopté à la fin de juin.

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