Débat sur les réunions publiques à Casselman

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Selon le maire Conrad Lamadeleine, certaines réunions devraient se tenir à l'écart du public.

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Le maire de Casselman, Conrad Lamadeleine, estime que certaines réunions du conseil municipal devraient se faire à l'écart du public.

Dans la foulée du rapport de l'ombudsman de l'Ontario relatif à deux réunions jugées illégales par ce dernier, le conseil de Casselman a invité le représentant Jon King, conseiller en gestion municipale au ministère des Affaires municipales et du Logement (MAML), afin d'obtenir des éclaircissements, mardi soir.

Le maire cherchait notamment à savoir si les membres du conseil pouvaient tenir des séances régulières seulement en présence de l'administration municipale. « Le conseil ici, nous n'avons jamais pu nous asseoir et travailler avec l'administration. Il y a des questions de planification et de projet, qui ne doivent pas nécessairement être discutées en publique parce qu'il peut y avoir des spéculations », a avancé M. Lamadeleine en questionnant la marche à suivre pour tenir une séance semblable.

Le représentant Jon King a souligné que la municipalité pouvait en tout temps tenir de telles réunions à condition qu'elles respectent les dispositions de la loi. « Vous pouvez discuter des sujets dans le cadre, par exemple, d'une réunion extraordinaire ou vous pouvez modifier votre règlement de procédures en conséquence », a précisé M. King.

Le conseiller Michel Desjardins a réitéré l'importance du caractère public des réunions. « Il n'y a aucun problème à ce que le conseil et l'administration se rencontrent, mais il faut le faire devant le public », a-t-il fait valoir.

Le maire Lamadeleine en juge autrement. Il maintient que certains projets devraient d'abord être discutés entre le conseil et l'administration à l'écart du public. Il soutient de plus que la présence du public pourrait nuire au processus.

Le représentant du MAML a renchéri sur le principe de la participation du public dans les décisions de leur municipalité en s'adressant directement au maire. « Je veux être clair, toutes les discussions que vous avez, que ce soit spéculatif ou autre, s'il s'agit d'une réunion avec les administrateurs de la municipalité, vous devez suivre les règlements pour les réunions publiques ou les réunions à huis clos. Vous ne pouvez pas fermer les portes s'il s'agit d'un sujet qui doit être discuté publiquement », a indiqué Jon King.

« Donc, on ne peut pas se parler entre le conseil et l'administration sans inclure le public. C'est là qu'il est le problème », a conclu le maire.

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